Les supports imprimés deviennent leurs propres codes à barres

Par 13 décembre 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe
une main tient un code barre papier

Pour éviter d'accoler des tags sur les visuels que les annonceurs souhaitent rendre interactifs, DooG utilise un système d'analyse automatique des images photographiées par les consommateurs.

Lier tout support à un contenu multimédia consultable en ligne ou téléchargeable sans l'intermédiaire d'un code barre 2D : voilà le concept développé par DooG. L'objectif de cette start-up française spécialisée dans la reconnaissance  visuelle est d'éviter d'accoler une étiquette à chaque contenu que les annonceurs souhaitent rendre interactif. "Nous voulons rendre le geste naturel pour l'utilisateur, sans artifice et sans dénaturer le contenu", explique à L'Atelier Eric Krzyzosiak, PDG fondateur de DooG. Concrètement, le système d'indexation baptisé DooGlink relie automatiquement divers contenus imprimés - articles, images, publicités - que lui fournissent des entreprises clientes à une base de données où sont indexés des hyperliens renvoyant vers des contenus éditoriaux ou publicitaires en ligne. Il s'agit soit du "flux XML fournis par l'entreprise elle-même tels que des annonces publicitaires ou des  offres, etc.", explique le directeur.

Une analyse contextuelle, textuelle et discursive du contenu client

"Soit de contenus publics présents sur la Toile en rapport avec le contenu du client", poursuit-il. Une pertinence de l'indexation que DooGlink obtient par le biais d'"une analyse contextuelle, textuelle et discursive du contenu client permettant de le comprendre et de le situer", précise-t-il. Du point de vue du consommateur, le processus est le suivant : il prend une photographie d'un contenu imprimé, envoie celui-ci à DooG. Cela peut se faire par MMS à un numéro court, gratuitement par courrier électronique ou directement depuis l'application mobile iDooG. Le système recherche dans sa base de données les images correspondantes puis retourne à l'utilisateur dit 'doggeur' un email, SMS ou pages Internet lui donnant accès aux contenus complémentaires. Techniquement : la recherche visuelle du système se base sur le point central de la photographie. De sorte que "même si l'image n'est pas de bonne qualité, le dispositif est capable d'identifier le contenu qui y est associé", souligne le directeur. Car "le geste naturel des utilisateurs est de centrer ce qui les intéresse".

Renvoie vers du contenu public ou présélectionnés par l'entreprise cliente

Qu'il s'agisse d'une photographie prise par un téléphone mobile avec une résolution de 320 x 200 et transmise par MMS, d'une image capturée en 2 Megapixels transmise en 3G par email ou via l'application mobile, "le taux de reconnaissance visuelle de l'outil Doog avoisine les 99 %", affirme-il. La solution est compatible avec tous les services de messagerie personnelle ou professionnelle ainsi qu'avec la plupart des téléphones portables disposant d'un appareil photographique intégré et d'un abonnement MMS, data GPRS ou 3G. Une initiative qui n'est toutefois pas nouvelle, Digimarc Mobile a d'ores et déjà tenté de rendre photos et contenus interactifs sans utiliser de code-barres. A noter que DooG fait partie des finalistes du grand prix de l'innovation de la ville de Paris.

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1 Commentaire

Attention de ne pas opposer "Codes Optique", "Reconnaissance d'images" et "Stéganographie".
Ce sont des technologies complémentaires.

La "Reconnaissance d'images" telles que proposée par Doog nécessite un application mobile dédiée et un serveur dans lequel a été indexée l'image. Ce n'est pas le cas des QR-Code dont un grand nombre d'éditeurs propose des application à même d'interpréter les Codes.
La recherche visuelle ne s'applique pas à l'ensemble des images et informations disponibles sur Internet. L'intiative "Usnap" de JCDecaux utilise une base d'affiches limitée propre à JCDecaux. Dans le même esprit, l'intiative Doog utilise une base Doog. Si l'intiative Google Goggles est basée sur un contenu bien plus large, cela se fait au détriment des performances et de la fiabilité du système. On ne recherche pas de la même façon un mot dans une ligne et un mot dans un livre, un rayonnage, une bibliothèque...
Chaque produit de grande consommation possèdent déjà un "Code à lecture optique" (EAN / UPC ou ISBN). La résolution de ce code est locale. Nul besoin de soumettre la photographie du produit à un serveur distant.
Quant à l'imprimé, la "Stéganographie" permet de coder dans les images elle même une information telle qu'un lien URL. Elle permet en outre de marquer chaque support de façon unique, comme nous pouvons le faire grâce aux Codes 2D (Codes Optique 2D).

Soumis par Laurent Tonnelier (non vérifié) - le 15 décembre 2010 à 09h50

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