Tablettes et logiciels collaboratifs facilitent décidément l'apprentissage

Par 22 novembre 2011 1 commentaire
tablet student engineer

Pour augmenter l'assiduité des étudiants en ingénierie et leur capacité à retenir des informations, l'apport d'un environnement d'apprentissage technologiquement riche peut s'avérer bénéfique.

L'utilisation de nouveaux outils technologiques dans les cursus universitaires aiderait les étudiants à mieux apprendre. C'est le constat effectué par des chercheurs du Rochester Institute of Technology qui ont observé le comportement de plus de 500 élèves en ingénierie durant 6 ans dans 12 classes, encadrées par différents professeurs. Plus de 90% des étudiants ont estimé que l'apport des tablettes, de logiciels collaboratifs et de plusieurs écrans permettant de projeter en temps réel des annotations, des schémas ou des graphiques, leur avait permis de mieux retenir les informations que lors des cours traditionnels.

Combiner technologie et collaboration

Les chercheurs se sont concentrés sur trois des matières de base ayant le plus fort taux d'abandon et d'échec à l'examen final avant l'introduction de ces nouveaux moyens : pneumatiques et hydrauliques, dynamiques appliquées, mécaniques appliquées des fluides. Dans certains cas, ce taux atteignait 23%. Les scientifiques ont donc adapté les cours à ces supports numériques, notamment grâce au programme collaboratif DyKnow, et les ont fait se dérouler dans un laboratoire spécial nommé TLT Studio (pour Teach and Learning), permettant de relier entre eux tous les terminaux. Ils ont ainsi constaté une nette amélioration dans les interactions entre étudiants et professeurs et dans la capacité de modélisation des futurs ingénieurs. Par conséquent, le taux d'échec a diminué progressivement chaque année.

Des serveurs internes pour archiver les solutions

Au lieu de travailler chacun de leur côté et d'être corrigés individuellement, les élèves pouvaient assembler virtuellement des circuits électriques et tester des systèmes pneumatiques ou hydrauliques. Les instructeurs pouvaient ainsi regarder les travaux soumis par chacun en temps réel, montrer les différentes approches et identifier les problèmes. Chaque solution était ensuite archivée sur des serveurs internes afin que toute la classe puisse y accéder ultérieurement. Les chercheurs souhaitent développer ces nouvelles approches, notamment pour aider les sourds et malentendants qui représentent près de 10% des étudiants et qui se trouvent parfois pénalisés par des cours peu adaptés.

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1 Commentaire

Est-il possible d'avoir un lien vers la ressource que vous mentionnez ? J'aimerais lire ce rapport de ces chercheurs. Merci d'avance

Soumis par thibert (non vérifié) - le 25 novembre 2011 à 13h10

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