L'atelier numérique

Deux heures d’émission entièrement dédiées à la transformation digitale des entreprises, et à l’impact du numérique sur nos façons de vivre et de travailler.

n°431 Emission du 30 Juin 2012


Sommaire de l'émission

  1. 1 - Présentation, sommaire et e-news

    Qu'est-ce que le fuicide?
    Le robot imbattable à "pierre feuille ciseaux"
    Les touristes connectés sont plus responsables que les touristes traditionnels
    Trustmark se veut le pense-bête de la communication
    Le design responsable

    L’ATELIER NUMERIQUE, BFM BUSINESS - an_431_300612_01
     

    L’Atelier Numérique, François SOREL sur BFM Business.

    François SOREL : Bonjour à tous et bienvenue. C’est l’Atelier Numérique sur BFM Business. Très bon week-end à vous toutes et à vous tous. L’Atelier Numérique, c’est le samedi 16h-18h et puis le dimanche 23h-1h. Et puis, vous pouvez aussi nous retrouver tout au long de la semaine en podcast à la fois sur le site de BFM Business, mais aussi sur www.atelier.net. Ravis de passer ces deux heures en votre compagnie, c’est parti pour 120 minutes liées à l’actualité high-tech avec autour de cette table Antoine SIRE qui est là. Bonjour, Antoine.

    Antoine SIRE :Bonjour.

    François SOREL : Vous avez l’air d’être en forme, Antoine.

    Antoine SIRE :Bien sûr.

    François SOREL : Je peux vous dire quelque chose ? Vous êtes beau, Antoine, cette semaine. On voit que vous êtes allé un petit peu dans le Sud, vous avez pris le soleil. Il ressemble à un comédien de l’âge d’or du cinéma des années 50.

    Antoine SIRE :Mais vous avez vu comment les moustiques ont dévoré ma main droite ?

    François SOREL : C’est vrai, les moustiques vous ont dévoré en plus. C’est horrible cette histoire. Antoine qu’on ra retrouver dans un instant pour l’actu. On va revenir aussi sur le Crash-Test dans une minute. Mathilde CRISTIANI est là. Bonjour, Mathilde.

    Mathilde CRISTIANI :Bonjour.

    François SOREL : Jean De CHAMBURE est à mes côtés aussi. Bonjour, Jean.

    Jean De CHAMBURE :Bonjour, François. Bonjour tout le monde.

    François SOREL : Et puis du côté de San Francisco, c’est Alice GILLET. Bonjour, Alice.

    Alice GILLET :Bonjour.

    François SOREL : Au menu de cet Atelier Numérique, tout à l’heure le Dico Facétieux du Net. On reviendra sur le Minitel qui va tirer sa révérence dans quelques jours. Jean, c’est un événement. Le Cybergadget d’Antoine, très gourmand le Cybergadget. Ils sont deux et vous verrez que c’est assez étonnant. On retrouvera aussi notre Enquête de l’Atelier. On va parler des nouveaux modes de partage de voiture via le Net et les réseaux sociaux. Notre Start-up de la Semaine, notre Webstratégie, notre Passion selon Saint Net. On évoquera l’environnement urbain interactif. En gros, l’environnement urbain interactif, ce sont des abribus.

    Mathilde CRISTIANI :Et des lampadaires.

    François SOREL : Et des lampadaires, mais ils sont intelligents ceux-là.

    Antoine SIRE :Je vois, le lampadaire intelligent.

    François SOREL : Ça fait rêver.

    Antoine SIRE :Oui parce que vous savez qu’il y a une expression qui dit c:: comme un lampion. Donc, intelligent comme un lampadaire...

    François SOREL : Ça va mieux.

    Antoine SIRE :Ça va mieux.

    François SOREL : En tout cas, il y a des expérimentations qui sont menées du côté de Paris. On en parlera tout à l’heure avec nos invités. Notre Dossier de l’Atelier avec Alice. Thierry DEROUET me rejoindra, on survolera l’actualité de 01net.com. Et puis, le Crash Test Antoine. Quel est le point de départ de ce Crash Test de cette semaine ?

    Antoine SIRE :Je voulais faire un Crash Test mythologique. Un Crash Test mythologique, je voulais quand même qu’il y ait quelque chose qui le raccroche à l’actualité. Souvent quand même quand on veut raccrocher un truc de l’actualité à la mythologie, c’est un peu tiré par les cheveux. Donc évidemment, qui dit « tiré par les cheveux », mythologie, dit « Samson ». Mais comme à la radio c’est très difficile de faire un Crash Test sans son, j’ai donc fait Hercule.

    François SOREL : Très bien, on verra ça.

    Jean De CHAMBURE :Une logique implacable.

    François SOREL : Une logique implacable, il n’y a rien à dire. Allez, on commence par l’actu et on va débuter par vous, Mathilde.

    Mathilde CRISTIANI :Oui. Au départ, j’aurais bien aimé commencer cette news en vous parlant de quelque chose de dramatique. En fait quand j’ai vu comment était baptisée cette chose dramatique, ça ne peut être que risible. Est-ce que vous savez ce que c’est qu’un Fuicide ?

    François SOREL : Un Fuicide ?

    Mathilde CRISTIANI :J’aime beaucoup.

    Antoine SIRE :F’est une hiftoire bien trifte.

    Mathilde CRISTIANI :F’est à peu près fa !

    Jean De CHAMBURE :C’est comme un auvergnat qui est en train de mourir.

    Antoine SIRE :Non, ça, c’est un chuichide.

    Jean De CHAMBURE :Shakespeare.

    Mathilde CRISTIANI :Eh bien, non. Le Fuicide, c’est beaucoup plus prosaïque et beaucoup plus technologique. C’est le jeune qui se désinscrit de Facebook. Le jeune ou le moins jeune, mais ici, c’est le jeune. C’est la personne qui se tue...

    Antoine SIRE :C’est plus grave donc.

    Mathilde CRISTIANI :Se fait harakiri sur Facebook et qui décide de supprimer son compte après moult opérations vu qu’on vous demande à peu près 15 fois si vous êtes sûr que vous voulez vraiment éradiquer votre compte.

    Antoine SIRE :Ça s’appelle comment, vous dites ?

    Mathilde CRISTIANI :Ça s’appelle le Fuicide pour suicide Facebook.

    Antoine SIRE :Ah oui, Fuicide.

    Mathilde CRISTIANI :Mais ils n’ont pas super bien choisi le nom quand même.

    François SOREL :Ça sonne bien avec Twitter. Le Twicide, je trouve que ce n’est pas mal.

    Mathilde CRISTIANI :Le Twicide, voilà, ça a plus de classe quand même que le Fuicide.

    François SOREL :Ça a plus de classe.

    Antoine SIRE :Le Twicide, ça fait un peu insecticide.

    Mathilde CRISTIANI :En tout cas, je préfère peut-être d’autres quand même synonymes pour baptiser ça. Pourquoi parle-t-on de Fuicide ? C’est vrai que ça fait quand même très ridicule. Parce qu’apparemment, il y a de plus en plus de jeunes qui se désinscrivent de Facebook parce qu’ils trouvent que ça a un impact négatif sur leur vie. C’est Conquest qui a mené une étude auprès de 300 jeunes en leur faisant... en leur posant plein de questions. Ils devaient choisir des petits avatars s’ils se sentaient à l’aise ou pas. En gros, il y en a 45 % qui trouvent qu’il y a une véritable obsession de l’apparence, 25 % qui trouvent que ça pousse à avoir un comportement sexuel provocateur. 28 %, ils estiment de souhaiter diminuer. 44 %, ils se sentent plus vulnérables. Il y en a même 25 % – ça, j’aime beaucoup – qui tombent plus ou moins en dépression causée par la jalousie à cause des vies absolument magnifiques et mirobolantes exposées par leurs amis qui reconnaissent à 44 % qu’ils en font beaucoup trop.

    Antoine SIRE :Combien disent que ça a eu des conséquences négatives sur leur performance au bridge ?

    Mathilde CRISTIANI :On ne sait pas si entre 14 et 24 ans, ils jouent au bridge.

    Antoine SIRE :Si, il y en a.

    François SOREL :Oui, bien sûr, il y en a.

    Mathilde CRISTIANI :Voilà, il y en a de plus en plus. Parmi tous ceux qui ont été interrogés, il y en a 30 % qui du coup ont complètement supprimé leur compte. Il y en a 13 % qui disent qu’ils vont l’utiliser de moins en moins.

    François SOREL :Mais c’est étonnant, on a l’impression que l’âge d’or de Facebook est en train petit à petit de...

    Mathilde CRISTIANI :Voilà, c’est ça. Même auprès en fait des jeunes dont on aurait pu penser que ça y est, les 13-18 ans, qui étaient de plus en plus accros et vivaient toute leur vie à cause de ça, eh bien non, il y avait le cyberbullying. Maintenant, il y a...

    François SOREL :Voilà. Est-ce que dans 10 ans Facebook existera toujours ? Tiens, c’est une sacrée question.

    Antoine SIRE :Moi, je ne comprends pas comment on avait pu vivre sans s’échanger des vidéos ou d’expériences avec que des mentos dans une bouteille de Coca. Franchement, je ne comprends pas comment on pourra vivre. C’est un truc qui a tellement...

    François SOREL :Bouleversé.

    Antoine SIRE :Bouleversé dans un sens positif, définitif, l’humanité que je ne vois pas maintenant comment on pourra continuer à avancer sans.

    François SOREL :Sans ça.

    Mathilde CRISTIANI :C’est dramatique.

    François SOREL :Antoine.

    Antoine SIRE :Moi, je vous propose le robot imbattable à Pierre-feuille-ciseaux. Peut-être que vous avez lu le robot joueur d’échecs de ZWEIG, mais moi je vous propose le robot imbattable à Pierre-feuille-ciseaux. Il a été inventé par des chercheurs japonais du laboratoire Ishikawa Oku de l’université de Tokyo.

    François SOREL :Ah bon ?

    Antoine SIRE :Eh oui, vous admirez mon accent, j’espère.

    François SOREL :Vous l'avez bien descendu.

    Antoine SIRE :Il a une main artificielle assez forte en fait. S’il se laisse aller, il peut écraser n’importe quelle main d’homme, mais il se retient quand même.

    Jean De CHAMBURE :Une bonne façon de gagner au jeu.

    Antoine SIRE :En fait, il reconnaît... si vous voulez, quand la main humaine... vous savez, c’est un jeu où il faut être rapide.

    Jean De CHAMBURE :Bien sûr.

    Antoine SIRE :Quand la main humaine en fait se prépare à apprendre une forme, il reconnaît la main à une milliseconde près. Donc avant que l’adversaire ait eu le temps de donner à la main la forme que son système nerveux s’apprête à lui faire donner, c’est le robot qui a capté la forme qui s’adapte aussitôt. Et comme il est plus rapide, il joue forcément le meilleur coup.

    François SOREL :C’est beau ça, attendez. Mais on ne peut pas tester ?

    Antoine SIRE :Si, c’est génial.

    François SOREL :Ça coûte cher ?

    Antoine SIRE :C’est expérimental.

    François SOREL :Ah, c’est expérimental encore.

    Antoine SIRE :C’est-à-dire que si je vous dis que le robot pour jouer à Pierre-feuille-ciseaux vaut 3 000 000 $ ?

    François SOREL :On va continuer à jouer ensemble, c’est ça. Alice depuis San Francisco.

    Alice GILLET :Justement aujourd’hui, on a un auditeur qui nous a fait un petit coucou sur Twitter. Cet auditeur s’appelle Antonin et il a une start-up qui a l’air très sympathique qui s’appelle VeryLastRoom et qui permet de booker des chambres d’hôtel au dernier moment. Bref, les gens qui utilisent ce genre d’appli, ce sont des voyageurs connectés. Justement, j’allais vous parler dans cette news – j’ai trouvé des infographics, un petit schéma avec des chiffres – une étude très intéressante sur le voyageur connecté qui montre que le voyageur connecté est en gros un voyageur beaucoup plus sympathique que le voyageur non connecté. Par exemple, le voyageur qui utilise des applis et son smartphone, etc., il dort chez l’habitant plus que dans les hôtels. Il commande son café dans la langue locale. Il aime se perdre dans les villes, alors que le touriste classique a tendance à parler dans sa propre langue et à dormir à l’hôtel. Ma partie préférée, c’est au niveau de la nourriture. Apparemment, le touriste traditionnel a tendance à aller chez McDo, alors que le touriste connecté aime bien manger dans les petits restaurants locaux. Par contre, il a en général 2 % de chance de plus que le touriste normal d’avoir des food poisoning comme on dit en anglais. Donc, ce n’est pas toujours top de manger...

    François SOREL :Des intoxications alimentaires.

    Alice GILLET :Voilà, c’est ça, des intoxications alimentaires. Ça ne veut pas dire que ce sont forcément les réseaux sociaux qui rendent les gens plus sympathiques quand ils voyagent. Mais en tout cas, ça permet aux gens qui ont envie vraiment de plus... d’être en symbiose, disons, avec la culture locale de réaliser et d’accomplir ça, d’aller dormir chez l’habitant, d’apprendre des mots, de trouver les commerçants locaux, etc. Donc, go social, j’ai envie de dire.

    François SOREL :Go social.

    Alice GILLET :Go social.

    François SOREL :Mathilde.

    Mathilde CRISTIANI :Quand on ne voyage pas, qu’on est chez soi et qu’on a un problème de plomberie par exemple, mais qu’on est connecté comme le voyageur connecté, qu’est-ce qu’on fait ? On télécharge l’application TrustMark. Pourquoi ? Parce qu’en fait, apparemment, la plupart des gens qui ont un problème et qui font venir un artisan alors qu’ils veulent refaire des travaux chez eux oublient de poser les bonnes questions. Du coup, il y a beaucoup de litiges ou de travaux qui étaient mal fait ou pas comme ils le voulaient parce qu’ils ont oublié de vraiment dire ce qu’ils voulaient ou comment ils le voulaient. Ils ont oublié d’aborder les questions importantes par exemple sur le devis. Donc, il y a TrustMark qui a été lancé, qui a été lancé par un organisme sans but lucratif et qui vous permet en 11 étapes de ne laisser aucun détail de côté. Ça vous dit exactement tout ce qu’il faut dire à votre artisan en fonction du corps de métier. Vous pouvez aussi prendre des photos et vous pouvez enregistrer les questions si vous avez vraiment peur de parler à votre artisan et qui commence à vous balader sur le besoin absolu qu’il y a de passer 12 couches de peinture par exemple. Vous pouvez lui envoyer une copie de cet enregistrement audio. Comme ça après, il y a tout. Et lui, il sait exactement ce à quoi il doit répondre avec le devis, etc. Normalement, ça se passe mieux.

    François SOREL :Très bien. Merci, Mathilde. Jean De CHAMBURE, allez.

    Jean De CHAMBURE :Écoutez, moi, c’est une petite news en fait sur une sorte de tendance en fait qu’on constate de plus en plus qui s’appelle le creative, le responsible – le responsable en français –, le design responsable. Qu’est-ce que c’est que ça ? Ça paraît un peu ennuyeux quand on parle de design responsable parce que justement, le design a priori, c’est quelque chose qui n’est pas forcément juste responsable. On peut l’imaginer responsable dans des choix de couleur et de police d’ailleurs qui font qu’on consomme moins lorsqu’on va sur un site. On a remarqué qu’il y a des études là-dessus assez intéressantes. Plus les polices sont fines, plus effectivement potentiellement ça fait charger plus vite une page et donc ça fait moins consommer aussi l’internaute qui la regarde. Le design responsable, c’est quelque chose de différent qui en fait consiste à dire que lorsqu’on crée une nouvelle interface qu’elle soit mobile ou qu’elle soit sur les tablettes ou sur un PC, elle va pouvoir s’adapter assez naturellement à la taille de l’écran sur lequel vous regardez cette interface. L’exemple concret, ça peut être par exemple un journal ou le site de Starbucks qui a été fait comme ça et qui va s’adapter automatiquement en trois, deux ou une colonne en fonction du fait que vous regardez votre iPhone ou...

    François SOREL :Sur n’importe quel écran, ça va s’adapter en fait.

    Jean De CHAMBURE :Voilà, en longueur, en largeur, etc.

    François SOREL :En horizontal.

    Jean De CHAMBURE :Je trouve que c’est quelque chose d’original parce qu’au fond, on arrive vers une forme presque de saturation un peu de tous les écrans et on a besoin d’un certain nombre de repères, je pense, pour retrouver l’environnement visuel qu’on recherche. Le design adapté me semble plein d’avenir.

    François SOREL :Très bien. On suivra ça et on en reparlera bien sûr dans l’Atelier. Messieurs, dames, merci. Il est temps maintenant de retrouver notre rendez-vous avec Lila MEGHRAOUA pour nos Ouvertures de l’Atelier de cette semaine. Lila.

     

     

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  2. 2 - Les Ouvertures de L'Atelier

    PacoVolume, chanteur  (Sortie de "Massive Passive", Discograph)

  3. 3 - Cybergadget

    Le burritobot
    Mon royaume de tweetos contre un thé glacé

  4. 4- Le dico facétieux du net

    Le minitel

  5. 5 - Un tour au camping

    Trois semaines après le lancement de la saison 3 du Camping - prise de pouls

  6. 6 - L'enquête de l'Atelier

    Les nouveaux modes de partage de voitures via le net et les réseaux sociaux. Avec Xavier Duchemin, directeur marketing de Citroën et Nicolas Le Douarec, cofondateur de CItyzen Car

  7. 7 - Les invités de l'Atelier

    Start-up de la semaine par Frenchweb : Teleportd

  8. 8 - Webstratégie

    Avec Laurent Lassiaz, président du directoire de JOA Groupe

  9. 9 - Passion selon Saint Net

    L'environnement urbain interactif : à quoi ça va ressembler ? Avec Albert Asséraf, directeur général Stratégie, Etudes et Marketing de JCDecaux et Georges-Etienne Faure, conseiller à La Mairie de Paris

  10. 10 - Le dossier de l'Atelier

    Grantoo, quand le jeu social permet de financer ses études.
    Avec Dimitri Sillam, co-fondateur et PDG de Grantoo.

  11. 11 - News 01 Net

    Le chiffre de la semaine : 300 000, c’est le nombre de Freenautes en panne avec une petite tempête sur l'Internet français
    Les enfants français parmi les mieux cyberinformés au monde
    Le sans-fil de la Nasa va 8 300 fois plus vite que le Wi-Fi
    La Google TV tentera sa chance en France dès septembre
    Google crée un cerveau informatique capable de reconnaître un chat
    Free pourrait avoir droit à de nouvelles fréquences 4G
    Steve Wozniak prend parti pour Kim Dotcom

  12. 12 - Silicon Carnet

    San Francisco, la ville crowdfundée

  13. 13 - Crash Test

    Hercule

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