15% des Français seulement téléchargent légalement

Par 12 février 2007

L'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe, l'Idate, et Médiamétrie/Netratings viennent de publier une étude intitulée Monitoring du téléchargement, portant sur les pratiques du...

L'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe, l'Idate, et Médiamétrie/Netratings viennent de publier une étude intitulée Monitoring du téléchargement, portant sur les pratiques du téléchargement en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Le résultat est saisissant: 15% des Français, 20 % des Britanniques et 25% des Américains seulement téléchargent légalement.
L'enquête a été menée auprès de 100 000 foyers américains, 20 000 foyers français et autant en Grande-Bretagne. Les résultats ont été couplés à ceux issus d'une étude en ligne réalisée auprès de plus de 4 000 internautes.
Elle révèle que les amateurs téléchargent en moyenne entre 53 et 73 fichiers par trimestre, principalement des images, des photos et de la musique. Cette dernière représente d'ailleurs le principal poste de dépense. Selon l'Ifpi, en effet, la musique numérique a totalisé 2 milliards de dollars en 2006, représentant 10% de la totalité du marché de l'industrie du disque.
Côté téléchargement illégal, 59% des internautes britanniques downloadent fréquemment des fichiers sur des plates-formes de peer-to-peer, contre 55% de leurs homologues français et 47% des américains.
Ces chiffres, s'ils sont importants, doivent néanmoins être relativisés. Sur les 55% d'utilisateurs français qui téléchargent illégalement, seuls 21% n'ont jamais acheté de contenu légal.
D'autant que de nouveaux systèmes sont en train d'apparaître, comme le téléchargement illimité de musique, proposé par eMusic sur 1.7 million de titres issus de catalogues indépendants, et par FnacMusic, qui propose l'écoute en streaming. Le téléchargement gratuit contre le visionnage d'une publicité se développe également. Universal devrait prochainement se lancer dans cette aventure avec SpiralFrog.
Et avec la possibilité de télécharger de la musique sans DRM sur des plates-formes comme VirginMega ou FnacMusic, les arguments d'un grand nombre de ces pirates, qui protestaient contre le manque d'interopérabilité et la pauvreté des catalogues, pourraient ne plus être valables.
Restent le prix des contenus et l'impossibilité de regarder ou d'écouter les fichiers souhaités avant leur achat. Mais ces obstacles ne semblent pas infranchissables. Les majors viendront-elles prochainement à bout du téléchargement illégal?
(Atelier groupe BNP Paribas – 12/02/2007)

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