15 milliards de bénéfices et 12 000 suppressions d'emploi pour Alcatel.

Par 12 mars 1999
Mots-clés : Digital Working

Serge Tchuruk, le président d'Alcatel a présenté hier ses résultats 1998. L'an dernier, le groupe Alcatel a réalisé un chiffre d'affaires de 21,26 milliards d'euros (139 milliards de F) en hausse ...

Serge Tchuruk, le président d'Alcatel a présenté hier ses résultats 1998.
L'an dernier, le groupe Alcatel a réalisé un chiffre d'affaires de 21,26
milliards d'euros (139 milliards de F) en hausse de 6 %, et un bénéfice
net de 2,34 milliards d'euros (15,3 milliards de F), contre 711 millions
en 1997.
L'activité réseaux (commutateurs, mais aussi infrastructures mobiles ...)
réalise un chiffre d'affaires stable de 5,6 milliards d'euros, soit 26 %
du total, et un résultat d'exploitation de 324 millions d'euros en baisse
de 2,7 % "imputable au ralentissement des investissements en équipements
de voix traditionnels au second semestre".
Désormais premier métier du groupe, la branche transmissions et accès
totalise des ventes de 6,22 milliards d'euros (29 % du total), en hausse
de 41,5 % et un résultat d'exploitation de 0,44 milliard d'euros, en
progression de 75 % grâce à la croissance soutenue du trafic liée à
Internet.
Le segment entreprises et grand public voit, quant à lui, ses facturations
atteindre 3,16 milliards d'euros (15 % du total) en progression de 19,1 %,
grâce notamment aux ventes de terminaux GSM. Toutefois, ce secteur
enregistre une perte opérationnelle de 170 millions d'euros en raison
d'importants investissements de recherche-développement "qui devraient
désormais être considérablement réduits grâce à l'acquisition de Xylan".
Les composants télécoms ont vu leur chiffre d'affaires de 3,8 milliards
d'euros (18 % du total) reculer de 2,7 % et leur profit d'exploitation de
320 millions d'euros progresser de 18,5 %. Les câbles d'énergie réalisent
un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros (14 % du total) en baisse de
12 % et un résultat d'exploitation de 110 millions d'euros, en chute de 40
%.

Poursuivant par ailleurs son programme de restructuration, le groupe
prévoit 12 000 suppressions d'emplois cette année et en l'an 2000, soit 10
% des effectifs, afin de réduire ses coûts de 300 millions d'euros au
cours des deux prochaines années. 9 700 suppressions de postes ont été
réalisés en 1996, près de 8 300 en 1997 et 7 700 en 1998.
Malgré ces mesures, la direction ne vise pour sa branche télécoms qu'une
marge d'exploitation de 7 % en 2000 et non de 8 % comme l'affirmait Serge
Tchuruk en janvier dernier.
(Les Echos - La Tribune - Le Parisien - Libération - Le Figaro -
12/03/1999)

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