1998 a été une année difficile pour Western Télécom.

Par 29 avril 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Bien que l'opérateur français ait réalisé en 1998 un chiffre d'affaires de 52 millions de F (7,93 millions d'euros), en hausse de 79 %, ses pertes se sont considérablement creusées. Pour l'année é...

Bien que l'opérateur français ait réalisé en 1998 un chiffre d'affaires de
52 millions de F (7,93 millions d'euros), en hausse de 79 %, ses pertes se
sont considérablement creusées. Pour l'année écoulée, le groupe affiche
une perte nette de 11,1 millions de F, contre un résultat net positif de
300 000 F en 1997. La dégradation de ce résultat résulte à la fois des
investissements consentis, des retards dans la mise en oeuvre de
l'interconnexion avec France Télécom et du développement de la concurrence
sur le marché des PME-PMI que vise en priorité Western Télécom.
Ayant prévu, lors de son introduction en Bourse en juillet 1998, un
chiffre d'affaires pour 1998 de 70 millions de F et un résultat net
négatif de 6,7 millions de F, Western Télécom, plus modeste, prévoit
désormais pour 1999 un chiffre d'affaires de 100 millions (contre 179
millions initialement) et un retour à la rentabilité repoussée d'une année
en 2000.
Ayant "la conviction d'être sur la bonne voie", Edmons Cohen , son
président déclare "bien sûr, les pertes sont là, mais la croissance
également".
Cependant, le groupe apparaît encore vulnérable. Depuis l'arrivée sur le
marché de Tele2, la pression sur les prix s'est considérablement
intensifiée. Par ailleurs, 23 % du chiffre d'affaires de Western Télécom
est réalisé par le "reroutage". Or, si les opérateurs mobiles s'entendent
sur une baisse concertée du prix des appels fixes vers le mobile, cette
niche de marché pourrait disparaître d'ici à la fin de l'année.
Faiblement endetté, le groupe envisage en 1999 de procéder à des
acquisitions et d'offrir de nouveaux services, comme de l'accès gratuit à
Internet pour ses clients.
(Les Echos - 30/04/1999)

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