En 1998, IBM a perdu près de 1 milliard de dollars dans les PC.

Par 26 mars 1999
Mots-clés : Smart city

Dans sa lettre aux actionnaires publiée cette semaine à l'occasion de la diffusion de son rapport annuel 1998, Louis Gerstner, le PDG d'IBM, déclare "l'ère du PC est révolue". IBM estime que le rése...

Dans sa lettre aux actionnaires publiée cette semaine à l'occasion de la
diffusion de son rapport annuel 1998, Louis Gerstner, le PDG d'IBM,
déclare "l'ère du PC est révolue". IBM estime que le réseau est désormais
au coeur des systèmes d'information des entreprises.
L'activité PC a occasionné l'an dernier une perte de près de 992 millions
de dollars (910 millions d'euros, a comparer aux 9 milliards de dollars
environ de résultat opérationnel réalisé par l'ensemble du groupe.
Certains analystes estiment que cette situation pourrait conduire à un
retrait progressif du secteur, du moins sous sa marque. Selon Steven
Milunovich, vice-président chez Merril Lynch "nous pensons qu'IBM doit
sortir de l'activité PC, se concentrer sur la fabrication en OEM pour des
constructeurs comme Dell ou Intel et n'apposer sa marque IBM que lorsque
ses PC sont intégrés dans une solution qu'il vend".

Reconnaissant que son groupe avait dû affronter en janvier une sérieuse
guerre des prix sur les PC, malgré un chiffre d'affaires global de 81,7
milliards de dollars et un bénéfice net de 6,3 milliards en hausse, Louis
Gerstner estime toutefois que la diversité du portefeuille d'activités
d'IBM a largement contribué à l'obtention de ses bons résultats.

Sous la pression de la concurrence, IBM a perdu il y a trois ans sa place
de leader mondial du PC. De 39 millions de dollars en 1996, les pertes
sont passées à 161 millions l'année suivante pour frôler aujourd'hui le
milliard de dollars.
Crédité par Dataquest en 1998 du deuxième rang mondial des fabricants de
micro-ordinateurs, avec une part de marché de 8,2 % derrière Compaq (13,8
%), IBM est talonné de très près par Dell (7,9 %).

Mal armé pour réagir rapidement aux évolutions du marché, IBM est beaucoup
plus fortement soumis à la pression sur les marges que ses concurrents,
particulièrement sur le marché américain.

En effet, selon PC Data, les ventes de PC outre-Atlantique ont baissé en
février de 1 % en volume et de 16 % en valeur, par rapport au même mois de
l'année précédente. Le prix moyen, désormais sous la barre des 1 000
dollars, explique principalement cette chute. Le mois dernier, cette
catégorie de produits a représenté 62 % des ventes sur le marché
américain.
Selon Dataquest, l'an dernier, 50 % des foyers américains étaient équipés
d'au moins un micro-ordinateur, soit deux fois plus qu'il y a trois ans.
(Les Echos - Le Figaro - 26/03/1999)

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