En 1998, Vodafone a dégagé un résultat avant impôts en hausse de 44 %.

Par 09 juin 1999

Pour son dernier exercice "individuel" clos au 31 mars, l'opérateur britannique Vodafone, dont la fusion avec Airtouch annoncée il y a six mois doit donner naissance au numéro un mondial de la tél...

Pour son dernier exercice "individuel" clos au 31 mars, l'opérateur
britannique Vodafone, dont la fusion avec Airtouch annoncée il y a six
mois doit donner naissance au numéro un mondial de la téléphonie mobile, a
présenté hier des résultats records.
Tout en maintenant sa part de marché à 37 % au Royaume-Uni face à une
"compétition intense", le groupe a réalisé en 1998 un chiffre d'affaires
de 3,36 milliards de livres (5,23 milliards d'euros), en hausse de 36 %,
et un résultat avant impôts de 935 millions de livres (1,45 milliard
d'euros), en progression de 44 %.
Vodafone s'est déclaré prêt à lancer dès l'automne prochain de nouveaux
services interactifs et d'accès à Internet (disponibles à partir de
mobiles).
Chris Gent, son directeur général, a déclaré hier "une fois finalisée,
notre fusion avec AirTouch va plus que doubler notre potentiel de
croissance à la fois dans le téléphone cellulaire conventionnel, où nous
serons le leader mondial, et dans les nouveaux services qui vont marquer
l'arrivée de l'ère de l'information sans fil. Il est désormais certain que
la moitié de la population des principaux marchés industrialisés aura
adopté un téléphone cellulaire d'ici à 2002".
Le nouvel ensemble Vodafone-AirTouch disposera à lui seul de 60 millions
de clients.
Avec 2,145 millions de nouveaux clients, Vodafone a enregistré au
Royaume-Uni une croissance de 14 % de son résultat. Sa clientèle
internationale représentant désormais 46 % de la base de clientèle globale
du groupe a plus que doublé (2,456 millions d'abonnés).
Détenant 20 % du capital de SFR, Vodafone devrait dégager cette année en
France une "contribution significative aux profits du groupe". La société
est également actionnaire à 55 % de Panafon en Grèce et à 20 %
d'Europolitan en Suède. Sa filiale néerlandaise Libertel (détenue à 70 %)
pourrait être introduite prochainement à la Bourse d'Amsterdam.
Pour compléter sa couverture aux Etats-Unis, Vodafone est prêt à investir
2 à 3 milliards de dollars dans le rachat de sociétés ou de licences.
(Les Echos - le Figaro - 9/06/1999)

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