1eq cherche à éclaircir la gestion des données des patients connectés

Par 06 décembre 2013
1eq

Alors que les objets connectés vont permettre des mesures de plus en plus fréquentes et précises de notre santé, 1eq propose d’aider à l’interprétation de ces données.

Comme nous avons pu le constater à l’occasion du Théma organisé par L’Atelier le 4 décembre, la santé connectée est en marche : applications de bien-être et objets connectés relatifs à la santé commencent à pulluler. Cependant, les principaux freins à leur adoption semblent être le manque de crédibilité et d’interprétation à prêter aux données. Partant de ce constat, la startup 1eq a construit une plateforme web et mobile permettant de consolider et de donner du sens à la richesse et disparité des informations recueillies. 1eq ou 1equation autorise donc l’utilisateur à connecter de façon indifférenciée ses applications et objets connectés afin de “résoudre l’équation”, comprendre rendre accessible les données de santé et conseiller sur son mode de vie : en d’autres mots développer le Quantified self.

Mise en relation, conseils et contenus personnalisés

Alors que la médecine traditionnelle consiste à développer un lien entre patient et médecin avec toutes les défaillances liées au manque de suivi et de mesures, la startup avance que la médecine connectée est affaire de contacts entre fournisseurs et clients, des données en silos en résultant. La promesse de l’application consiste donc à briser les barrières entre les devices et programmes et à reconstruire une relation personnalisée à travers une connexion entre le patient et le médecin. Pour cela, la plateforme interprète les données génomiques, cliniques ainsi que les mesures afférentes au style de vie, toutes issues d’applications ou d’objets connectés relatifs à la santé et/ou au bien-être, pour donner à l’utilisateur une liste personnalisée d’actions pour rester bien portant. De plus, une curation de contenus est accessible via l’application. Le but n’est en effet de ne pas s’occuper des données mais de donner du sens à leur interprétation. Enfin, c’est par la technologie de cryptage 256 bits approuvée par le gouvernement américain que la startup sécurise les données de l’utilisateur.

Des perspectives ambitieuses

Si la startup compte aujourd’hui une communauté d’early adopters liée au mouvement de quantified-self, elle espère bien que la tendance va s’élargir à tout individu voulant surveiller un aspect ou un autre de sa santé. C’est pourquoi l’application va en premier lieu être destinée à la surveillance des maladies chroniques. Le diabète constitue en effet une pathologie liée au génome mais dont l’évolution est extrêmement liée au style de vie. Ensuite, une fois prouvée la validité de l’application, les créateurs de 1eq ont pour ambition de s’attaquer aux soins dits primaires par extension. En tirant parti de la santé numérique, l’application pourrait ainsi renseigner consommateurs, fournisseurs et institutions sur les normes et conformités liées à l’hygiène par exemple.

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