2001 : année de transition pour les transactions d’entreprises en Europe

Par 29 mai 2002
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon une étude, commanditée par Deloitte & Touche et Barclays Private Equity, réalisée par le Centre for Management Buy-out Research (CMBOR), la valeur totale des acquisitions réalisées en 2001 ...

Selon une étude, commanditée par Deloitte & Touche et Barclays Private Equity, réalisée par le Centre for Management Buy-out Research (CMBOR), la valeur totale des acquisitions réalisées en 2001 s’élève à 31,6 milliards d’euros, soit le plus bas niveau depuis deux ans. Il atteignait 36,2 milliards d’euros en 2000. Cette étude révèle que le marché d’Europe continentale résiste un peu mieux au ralentissement économique que le marché britannique. Ce dernier a enregistré une chute de 19 % en valeur. L’Allemagne, marché leader en 2000, toujours en tête en 2001, a néanmoins chuté en valeur de 15,1 % à 7,4 milliards d’euros, tandis que le nombre de transactions progressait d’environ 40 % (92 opérations). Le marché néerlandais, malgré une chute en volume de 28 %, a plus que doublé en valeur (4,3 milliards d’euros). Malgré une légère baisse, la France reste en 2001 le pays le plus actif en nombre d’opérations réalisées (126 opérations, contre 130 en 2000 et 156 en 1999, année record). En revanche, en valeur, le marché français baisse légèrement, passant de 8,4 milliards d’euros en 1999 à 6,5 milliards en 2000 et 6,4 milliards d’euros en 2001. La tendance vers de plus petites opérations se confirme en France. Les transactions comprises entre 5 et 10 millions d’euros ont progressé de 33 %. Les opérations supérieures à 250 millions d’euros restent stables en nombre (8 en 2000 et 2001). Toutefois, la valeur totale des transactions de plus de 250 millions d’euros augmente de plus de 25 % (4,4 milliards d’euros). Les secteurs les plus actifs en 2001 ont été l’industrie (15 % du nombre total des transactions), l’électronique (9 %) et les services aux entreprises (7 %). Le secteur des TMT baisse, passant de 8 % en 2000 à 4 % en 2001. La chimie détient le record en termes de valeur avec 1,1 milliard d’euros pour 7 transactions. Paul-Henri Denieuil, associé responsable de l’activité Corporate Finance de Deloitte & Touche en France, commente « les fonds d’investissements ont des capacités financières importantes. Ils sont donc plus que jamais à la recherche d’opportunités et d’investissements. Ils sont capables de proposer des prix attrayants aux vendeurs. En revanche, ils font preuve de sélectivité et d’exigence accrue dans l’analyse et le montage des opérations ». (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 29/05/2002)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas