2007 : année du dynamisme pour le web chinois

Par 19 février 2008

Les acteurs de l'Internet chinois suivent les traces des poids lourds du web. Les Alibaba, Tencent ou encore Baidu brillent sur les grandes places boursières mondiales grâce aux recettes testées par leurs concurrents mondiaux.

Les acteurs de l'Internet chinois ont réalisé une véritable ruée vers la capitalisation boursière en 2007. Le business du numérique marche fort dans l'Empire du Milieu et les multiples entrées en bourse de Kingsoft, Perfect World, ztgame.com et bien sûr la très forte valorisation d'Alibaba au NYSE sont tout autant de symboles de la réussite de ce nouveau fleuron chinois. Comment justifier cette réussite fulgurante ? Bien sûr, cet essor s'explique aisément dans un pays qui devrait bientôt atteindre les 180 millions d'internautes et maintient une croissance du secteur des services Internet de l'ordre de 40 à 50 %, selon les estimations de CCID Consulting. Le cabinet chinois a tenté de définir les "règles du jeu" de l'Internet en Chine. Résultat ? Rien d'étonnant : les acteurs locaux ont su relever des défis très classiques : générer du trafic, fidéliser l'internaute et monétiser ses services.
Evoluer avec la demande
L'adaptabilité de leurs modèles économiques au fil de l'évolution de la demande – les internautes chinois étant désormais plus enclins à réaliser des transactions via le web – les ont également aidé à s'ancrer dans le paysage Internet local. A l'image de ztgame.com qui proposait à son lancement une offre de jeux en ligne gratuits et a progressivement glissé vers un modèle payant pour certaines prestations "haut de gamme". Second point sur lequel se sont attardés les poids lourds du web chinois : l'expérience utilisateur et la fidélisation. Nombreux sont ceux qui ont donc joué la carte du communautaire et du web 2.0, indique CCID. Les déclinaisons communautaires du moteur de recherche Baidu, à savoir Baidu Tie Ba et Baidu Zhidao, sont des exemples asiatiques de réussite en termes de fidélisation.
Diversification rémunératrice
Tencent, d'abord fournisseur de services de messagerie instantanée s'est pour sa part diversifié sur le marché du jeu en ligne. Une opération qui lui aurait permis de consolider sa domination sur son cœur d'activité tout en fidélisant plus, indique le cabinet chinois. Rappelant enfin que le marché du e-commerce devait représenter près de 160 millions d'euros en 2007, CCID souligne la question de la "maximisation des profits". Un élément auquel les marchés financiers sont particulièrement attentifs. Le cabinet explique qu'un trafic important reste improductif s'il n'est pas accompagné de prestations rémunératrices. Une problématique qui peut-être appliquée à QQ, qui totalise 250 millions d'utilisateurs actifs mais qui ne parvient pas à "glisser" vers un modèle de plate-forme commerciale business to business. Tencent et Baidu ont quant à eux bien compris ce problème. Tous deux proposent désormais leur propre site C2C, à la manière du leader américain eBay.

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