2012, année faste pour les investissements dans la santé digitale

Par 18 janvier 2013
investments on health technologies

Aux US, le nombre de transactions financières dans le secteur a enregistré une forte augmentation l'an passé. Les jeunes entreprises déjà conséquentes mais aussi les startup sont concernées.

Si les services d'e-santé aux Etats-Unis ne sont pas adoptés par les médecins et les patients à la vitesse escomptée, cela est loin de freiner les investissements en ce sens : selon l'incubateur Rock Health dans une étude, entre 2011 et 2012, le montant global investi sur ces services aurait enregistré une hausse de plus de 46%, passant ainsi de 968 millions de dollars à 1413 millions de dollars. En seulement 1 an, le nombre de transactions financières aurait augmenté de plus de 56 %. Et pour cause, l'année dernière, 134 des entreprises de santé numérique les plus importantes ont reçu plus de 2 millions de dollars de financements. D'ailleurs, plus de la moitié des transactions étaient évaluées à 5 millions de dollars ou plus.

Les grands groupes, mais aussi les start-up

Et parmi les plus remarquables, on retrouve Castlight, une application permettant aux salariés de comparer les coûts et la qualité des services médicaux, qui a reçu 100 millions de dollars en 2012. Les startup n'ont, par ailleurs, pas non plus été lésées : Pingmd, une plate-forme d'échange entre parents et pédiatres, a par exemple reçu 1,3 millions de dollars de capital d'amorçage. Mais de manière plus large, 4 domaines ont été favorisés par 1/3 des investissements : l'engagement du consommateur (237 millions de dollars) l'informatisation des dossiers médicaux (108 millions de dollars), l'élaboration d'outils de Quantified-Self (150 millions de dollars) et d'outils organisationnels pour les hôpitaux (78 millions de dollars).

Les services de santé traditionnels desservis

Ces investissements représentent donc des opportunités très importantes pour le domaine médical, d'autant plus qu'ils seraient, selon le rapport, à l'origine de la création de plus de 600 emplois cette année aux États-Unis. L'étude pointe néanmoins du doigt le fait que ces importants investissements sont effectués au détriment des services de santé traditionnels. Ainsi, si l'on ajoute aux 46% d'investissements dans les technologies d'e-santé plus de 10% d'augmentation concernant les logiciels, un écart important se creuse avec ceux s'appliquant aux biotechnologies qui enregistrent une baisse de 4%. De la même manière, l'étude rappelle que les outils médicaux eux-mêmes sont touchés par cette redistribution des fonds puisque ceux-ci ont été réduit de près de 16% l'année dernière.

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