En 2016, les services de santé seront mobiles aux Etats-Unis

Par 26 avril 2012 1 commentaire
Médecin tablette

Aux Etats-Unis, la mSanté se développe rapidement et devrait permettre aux patients comme aux professionnels de santé de changer leur rapport à ce secteur. En effet, suivi du patient, diagnostique ou apprentissage sont autant de possibilités offertes par les services mobiles. Plus rapides, et moins coûteuses.

Un patient isolé ayant besoin d'un suivi régulier est-il obligé de se déplacer pour chaque visite médicale de routine ? Aujourd'hui, peut-être, mais pas forcément dans les cinq ans à venir. La solution ? La mSanté qui se développe rapidement aux Etats-Unis, à en croire l'étude sur les services de santé mobiles de Compass Intelligence. Et pour cause, ces services représentent, en 2012, 26,8% des dépenses totales de eSanté, et la dépense devrait augmenter dans les cinq années à venir. La plus forte croissance devrait provenir des applications mobiles qui totalisent une dépense de 18,2 milliards de dollars en 2012 et devraient connaître un taux annuel de croissance de 7% environ pour atteindre 23,7 milliards de dollars en 2016. Viennent ensuite les services et l'équipement à distance dont les dépenses, avec un taux annuel de croissance de 4,8% environ,  devraient représenter 14,9 milliards de dollars en 2016. Suivis par la dépense en matériel informatique qui atteindra 9,5 milliards de dollars en 2016 contre 8,9 actuellement.

Des usages divers

L'utilisation des technologies mobiles donne lieu à différents usages en matière de santé. D'abord, ces services aident au diagnostique et au suivi du patient, notamment via la télémédecine, l'échange d'information ou la prescription par message texte. Ils permettent également de récolter des données sur l'ensemble des patients, que ce soit à l'échelle d'un professionnel ou à l'échelle nationale, permettant ainsi de créer une base de données sur les patients accessible rapidement, quelque soit le lieu. Par exemple, pour connaître ses antécédents et ses allergies lors d'une prescription ou encore pour effectuer un état des lieux de la santé publique. Enfin, de tels usages mobiles en matière de santé permettent l'éducation des professionnels de santé et des patients. En effet, les premiers y trouveront un moyen de maintenir leur niveau de connaissance via le mLearning, par exemple pour un nouveau médicament, lorsque les seconds pourront accéder à des informations, par exemple sur les gestes dans le cadre d'épidémies. 

Quatre moteurs de croissance

Outre leur utilité, l'investissement dans ces services est le fruit de coupes budgétaires des dépenses de santé des Etats s'inscrivant dans la crise économique. Néanmoins, la croissance de la dépense dans la mSanté devrait être principalement portée par quatre facteurs. Premièrement, l'augmentation de la connectivité dans les régions éloignées aujourd'hui encore peu connectées. Ensuite, l'accès à des technologies de plus en plus robustes et moins onéreuses. Puis, l'utilisation toujours plus importante de Smartphones. Et, enfin, le besoin grandissant de solutions à distance. Quatre moteurs qui devraient non seulement développer le recours aux solutions mobiles aux Etats-Unis mais également dans les pays émergents. Néanmoins, il reste une difficulté à surmonter. En effet, ces services connaissent aujourd'hui un retour sur investissement et un financement insuffisant pour permettre le développement de start-up et de projets innovants.

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1 Commentaire

mSanté , Ehealth, Health 2.0, Doctor 2.0, Telemedecine, telediagnostic , telesoins, ... Croire que la technologie remplacera la relation physique du colloque singulier médecin / malade est une utopie, un rêve d'informaticien et ou d'administration centralisée avec tous les risques d'atteinte à la confidentialité que cela comporte.
L'enjeu est de fournir à chaque citoyen des outils de gestion personnel de sa santé en relation avec son ou ses mèdecin et soignants , pour qu'il soit un reel acteur de sa santé et de cette facon agir de manière pro-active .
Tout l'inverse des systemes qui sont mis en place actuellement , du moins en France; pourtant les solutions existent...

Soumis par Philippe Galipon (non vérifié) - le 29 avril 2012 à 20h43

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