28 000 KM de fibre optique pour équiper l'Afrique en haut débit

Par 14 novembre 2005
Mots-clés : Digital Working, Afrique, Europe

Depuis trois ans, un câble de fibre optique, le SAT-3/WASC/SAFE fait le tour du continent africain et lui donne accès à une grande bande passante. Mais tous les moyens n'ont pas été mis en oeuvre...

Depuis trois ans, un câble de fibre optique, le SAT-3/WASC/SAFE fait le tour du continent africain et lui donne accès à une grande bande passante. Mais tous les moyens n'ont pas été mis en oeuvre pour exploiter ce câble de 28 000 kilomètres qui relie l'Afrique à l'Europe et à l'Asie.

Depuis le début du mois de septembre, Alcatel travaille à l'exploitation de ce réseau haut débit dans les pays africains. Les travaux de modernisation devraient durer un an.

En mai 2002 à Dakar, le président sénégalais Abdoulaye Wade a parlé d'un "projet intégrateur entre pays africains". Mais aujourd'hui, le projet n'a pas été exploité et la "fracture numérique" n'a pas disparu. Le contraste entre les pays côtiers et les pays intérieurs se creuse au sein même du continent.

Tout comme le contraste entre les deux côtes. Un réseau sous-marin régional, relié à SAT-3/WASC/SAFE, devrait être construit. Le câble EASSy (Eastern Africa Submarine Cable System), retenu comme l'un des projets prioritaires du Nepad, reliera l'Afrique du Sud au Soudan en passant en particulier par le Mozambique, Madagascar, la Tanzanie, le Kenya ou encore la Somalie et pourrait être opérationnel d'ici deux ans. "Avec EASSy, nous allons boucler la boucle autour de l'Afrique pour que tous les pays côtiers aient accès au réseau câblé sous-marin", explique Brian Cheesman, chef de projet au sein de la commission eAfrica du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique).

"Il existe un réel danger que les bénéfices du câble ne soient pas répartis équitablement à travers le continent. Le projet risque de s'enliser dans des déséquilibres historiques qui datent de l'héritage colonial et selon lesquels les pays enclavés restent toujours à la traîne en termes d'infrastructures", commente David Barnard, directeur de l'ONG sud-africaine SANGONeT.

L'absence de concurrence maintient des prix très élevés. "Théoriquement, (le câble) aurait dû avoir un impact majeur. Mais le problème est qu'il n'y pas eu de réduction significative des coûts de connexion; le système appartient à un groupe d'opérateurs qui dictent leurs prix", déclare M. Cheesman.

(Atelier groupe BNP Paribas - 14/11/05)

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