La 3D analyse le quotidien pour gérer l'imprévu

Par 11 juin 2009
Mots-clés : Smart city

Real Time Porosity a modélisé les déplacements de piétons fréquentant quotidiennement le quartier d'affaires de Sidney. Comprendre leurs habitudes permettra de détecter et de gérer un évènement imprévu comme une attaque terroriste.

Rien ne vaut les univers virtuels en 3D pour comprendre les mouvements de foule et gérer une activité anormale. C'est en tout cas ce que pense une équipe de chercheurs australienne*, qui a développé un environnement qui reproduit le quartier d'affaires de Sidney et plus particulièrement les piétons qui y circulent tous les jours. Le but est de modéliser le comportement habituel et quotidien d'individus, afin de déceler plus vite un changement et de réagir en conséquence. Le projet, baptisé Real Time Porosity, a pour but d'être utilisé pour limiter les effets d'une attaque terroriste.
Du réel au virtuel
Pour modéliser le déplacement des piétons, des volontaires ont été équipés de capteurs issus du monde du jeu vidéo. Les données ont été récupérées par un système combinant plusieurs technologies : GPS, CCTV, INS (Inertial Navigation Systems) et radios fréquences. Chaque piéton a ensuite été représenté par un avatar qui circule comme son modèle humain dans la ville. Ce monde virtuel combine graphiquement les interactions entre les hommes et leur environnement : le parcours des piétons est modélisé par des carrés rouges de manière à ce que l’on puisse suivre leur parcours a posteriori, et la vitesse étant modélisée par la densité de ces carrés.
Et du virtuel au réel
Les actions des avatars sont toutes archivées, et il est possible d’analyser une situation selon plusieurs angles. Soit selon celle qui correspond à la vision de chacun des protagonistes. En cas de crise, Porosity permettra de prévoir les déplacements des foules et ainsi de minimiser les possibles conséquences dramatiques. Elle représente aussi un moyen de bénéficier d'une meilleure compréhension du paysage urbain afin de promouvoir des actions comme l’amélioration des transports en commun. Le projet a obtenu un financement de 400 000 $ du conseil Australien de la recherche.
*du College of Fine Arts et de la Faculty of Built Environments.

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