La 3D sur les mobiles peine encore à convaincre

Par 26 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

La technologie est intégrée aux portables modernes, mais cela ne se traduit pas dans les interfaces utilisateurs. En cause : des applications plus esthétiques qu'utiles et des modes de navigation encore inadaptés.

Malgré des capacités d’utilisation de la 3D existantes, le succès de smartphones comme l’iPhone repose sur une interface essentiellement en deux dimensions. Une étude publiée par Ikivo expose les raisons de ce qui apparaît comme un paradoxe et propose quelques conseils pour favoriser l’apparition d’interfaces 3D sur mobile. Premier impératif : il faut que les interfaces utilisateurs en trois dimensions aient une réelle valeur. Malgré l’intégration des technologies 3D par les constructeurs, poussés par le succès des jeux sur mobile, elles sont très peu utilisées pour élaborer les menus. Dans le meilleur des cas, les effets 3D sont purement artistiques et sacrifient l’aisance d’utilisation à l’esthétique.
Améliorer l’ergonomie en même temps que l’esthétique
Effets de transition, de grossissement, de défilement et arrières plan animés procurent un intérêt visuel à l’interface mais n’en améliorent pas vraiment l’ergonomie. Sans compter que l’animation peut parfois durer plus d’une seconde et agacer l’utilisateur pressé d’arriver à l’écran suivant. En ce qui concerne les écrans de transition, cela peut se traduire de diverses manières. Première idée : permettre à l’utilisateur de passer d’un écran à l’autre sans changer complètement, pour accélérer la navigation. On peut aussi lui permettre d’arranger les écrans d’accueil sous une forme familière, par exemple les différentes faces d’un cube. Il pourra ainsi s’en souvenir plus facilement.
Les modes de navigation mis en cause
Ou encore proposer une visualisation de plusieurs écrans en même temps pour voir toutes les applications qu’elles contiennent d’un seul coup d’oeil. Les méthodes de navigation posent d’autres difficultés à l’adoption des interfaces 3D. Les ordiphones reposent essentiellement sur l’utilisation du pouce pour activer un joystick, ou celle d’un stylet (ou de l’index) agissant directement sur l’écran tactile. Aucune de ces deux méthodes n’a vraiment fait ses preuves pour permettre une interaction 3D. Les développeurs ont bien développé des méthodes alternatives (double clic, utilisation de deux doigts, glissé, etc.), mais elles varient beaucoup d’un mobile à un autre. Elles sont donc peu intuitives et rendent les utilisateurs réticents à leur utilisation. La mise en place de joysticks plus complexes pourrait constituer une solution à ce problème.

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