45 pays figurent dans la liste noire de Reporters Sans Frontières (RSF).

Par 11 août 1999

RSF cite 45 pays dans la liste noire de ceux qui contrôlent les accès à Internet. Contrôlant totalement ou partiellement les accès au réseau, l'Arabie Saoudite, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la B...

RSF cite 45 pays dans la liste noire de ceux qui contrôlent les accès à
Internet. Contrôlant totalement ou partiellement les accès au réseau,
l'Arabie Saoudite, l'Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Birmanie, la Chine,
la Corée du Nord, Cuba, l'Irak, l'Iran, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la
Libye, l'Ouzbékistan, la Sierra Leone, le Soudan, la Syrie, le
Tadjikistan, la Tunisie, le Turkménistan et le Viêt-nam sont
particulièrement visés par RSF. Les gouvernements de ces pays évoquent la
nécessité de garantir la sécurité ou l'intégrité de l'Etat et surtout de
protéger les citoyens "d'idées subversives" circulant sur le web pour
justifier leur démarche vis-à-vis d'Internet.
La plupart des gouvernements contrôlent sévèrement les fournisseurs
d'accès Internet ou sont eux-mêmes le seul FAI disponible sur le
territoire. Ceux laissant un accès, comme en Arabie Saoudite et en Iran,
ont mis en place des systèmes de filtres bloquant les sites jugés
indésirables.
Certains pays comme la Birmanie, la Chine et le Vietnam obligent les
internautes à s'enregistrer auprès de l'administration. Allant encore plus
loin, la Chine a condamné plusieurs internautes dissidents et vient de
fermer à Shangaï 300 cybercafés en prévision du 10è anniversaire du
massacre de la place Tienanmen.
Il n'existe aucun accès au réseau en Corée du Nord, en Irak et en Libye.
Quant à la Syrie, elle réserve ses accès aux seules institutions
officielles.
Demandant à ces pays de cesser leur activisme contre Internet et les
internautes, RSF souligne toutefois que les internautes de certains de ces
pays trouvent des parades avec des outils comme la cryptologie ou en
utilisant des connexions cellulaires ou satellites.

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