L'AN 5 vu par un bleu

Par 12 septembre 2008 1 commentaire

Deux cent cinquante émissions. 2-5-0. Cinq ans. Je l'avais bien vu en arrivant que A, D, F, et J se connaissaient plus que bien. Qu'il n'était pas seulement question d'un travail. Moi, ça fait tout juste quarante neuf. La première dans un Atelier Numérique, ça fait peur. Ça fait transpirer, ça donne l'impression d'avoir un night club d'Ibiza entre les côtes.

On a le souffle court, ce qui n'est pas pratique quand on veut parler dans l'optique éventuelle de dire des choses intelligentes. Ni quand on représente un peu l'image de la trentenaire cellule de veille de BNP Paribas. Après, c'est la phase euphorique, on trouve que finalement, c'est trop facile, la radio. Puis François remet les pendules à l'heure. "Tu ne dis pas bonjour aux invités". "Tu n'as pas dit bonjour aux invités". "Tu parles trop vite".

Ça remet en place, on se dit qu'au bout de 250 émissions, ce sera déjà pas mal d'arriver à être aussi pro que le dernier embauché de BFM. Heureusement il y a aussi les encouragements. Puis il y a son personnage à trouver. Non pas un avatar déconnecté, mais disons une sorte de meta-soi, qui oscille entre ce que l'on est et ce que l'on sait être. Il y a sa place à trouver, l'univers à intégrer, les différentes cultures, non pas à assimiler, mais à respecter.

Je n'aime pas les voitures, Antoine si, mais ce n'est pas grave. Je reste indifférent devant les produits d'Apple, Dominique pas du tout, mais ce n'est pas grave. Je ne m'intéresse pas aux prix, François si, mais ce n'est pas grave. Je ne m'intéresse pas autant que Jean à l'humain derrière la technologie, et ce n'est pas grave (même si c'est dommage). Bref, il reste du chemin avant de pouvoir ajouter son initiale, mais ça vaut le coût.

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1 Commentaire

Je n'aime pas les voitures, Renaud, j'aime les voitures de course, celles qui ont des numéros sur les portières et ne servent surtout pas a se déplacer, mais à revenir sans cesse au même point par la magie d'un circuit. Elles ont la poésie et la couleur des objets inutiles, et jamais ne font un créneau, ne rencontrent de sens interdit ni ne massacrent de famille revenant de vacances. Mais elles font rêver les petits enfants et, quelquefois, emportent un aventurier sur l'autre rive en lui offrant contre sa vie une légende. Je leur trouve parmi les moyens de transport l'intérêt que Cocteau trouvait aux chats dans l'univers animal. Je les préfère aux chiens, disait-il, parce qu'on n'a jamais vu de chat policier. A part cela, si vous voulez mon avis, vous tenez le bon bout radiophonique et l'Atelier Numérique doit déja beaucoup à votre curiosité et votre imagination.

Soumis par antoine (non vérifié) - le 16 septembre 2008 à 23h48

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