Absoloutly not Fabulous (Troubadours)

Par 20 juillet 2010
Mots-clés : Amérique du Nord

Commencer avec de l'almanachvermoterie est un risque certain, mais il le faut bien. Il y a quelques années, un duo du sud chantait "Le tien c'est le tien, et le mien c'est le mien". A quel propos ? L'accent. Et dans la fin du dernier couplet, l'on pouvait entendre "Non, sérieux, personne ne te tient, Folklorique pour eux égale crétin". Et voilà que là, aujourd'hui, des chercheurs de l'université de Chicago publient une étude dans le Journal of Experimental Social Psychology. Dans icelle, l'on peut lire la confirmation de ce qu'avancent les languedociens troubadours : un accent étranger mine la crédibilité de la personne qui l'a.

Soit en VONST : "A foreign accent undermines a person's credibility in ways that the speaker and the listener don't consciously realize". Bon, d'aucuns diront que pour arriver à ce résultat, les savants fous ont fait écouter à des des américains des phrases telles que "E djiraffe canne go wiz août wateur longueur dan e camel canne". Ceux-ci devaient ensuite évaluer la crédibilité des propos. De tout cela il ressort que les natifs américains obtenaient un score de 7,5 contre 6,95 pour les non natifs dotés d'un accent moyen et 6,84 les non natifs dotés d'un accent certain.

D'aucuns, mais pas forcement les même que plus haut dans le texte, pourront me dire que cela n'a pas empêché Arnold Schwarzenegger d'être élu governator de Californie. Quoi qu'il en soit, je conclue avec les Fabulous : "Ce qu'il devient nous appartient. L'accent".

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