L’accès des Femmes à Internet, enjeu crucial dans les pays en développement

Par 25 octobre 2013 1 commentaire
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De cruelles disparités existent dans la mesure des taux de connexion au web selon les genres. Des enjeux économiques et sociétaux sont à la clé d’une situation inégale.

L’accès à Internet ne serait en fait égalitaire que dans les pays à revenu élevé. C’est en effet ce que révèle les chiffres de l’étude intitulée « Women and the Web » proposée par Intel. En effet, en moyenne, dans les pays en développement, on constate une différence de 25% dans l’accès à Internet entre les hommes et les femmes. Cet écart entre les genres s’envole dans des régions comme l’Afrique Subsaharienne (45%). Les pays en développement ne sont pas les seuls à pointer du doigt puisque des Etats affichant une croissance soutenue en Asie du Sud, au Moyen Orient ou en Afrique du Nord  présentent des écarts similaires (35%) ainsi que des pays des régions d’Europe et d’Asie centrales (30%). En se basant sur ces constats, l’initiative « She Will Connect » d’Intel propose donc de soutenir l’alphabétisation numérique en utilisant des modèles innovants et échelonnables  et ainsi de stimuler le potentiel de revenu des femmes.

Un demi-milliard de femmes et de filles concernées par une alphabétisation

« Nous croyons que la réduction de cet écart de genre (…) permettra aux femmes de devenir actrice de leur société, ainsi que des vies de ceux qui les entourent.», déclare Shelly Esque, présidente de l'Intel Foundation. Ce rapport se définit donc comme un « appel à l’action » qui préconise dans un premier temps d’étendre drastiquement les possibilités de connexion afin de contribuer à un montant estimé entre 13 et 18 milliards de dollars au PIB annuel à travers 144 pays en développement. Au delà même du seul apport économique, ce sont les initiatives cherchant à créer des opportunités pour les familles qu’encourage Intel. L’entreprise essaye elle-même de montrer la voie avec le programme « She will connect » qui propose une plateforme de jeu en ligne afin de faciliter la prise en main du média et de diffuser les bonnes pratiques. Cette plateforme vante un apprentissage personnalisé dont l’environnement fonctionne dans un contexte de réseau de pairs. Car entretenir un rapport à la famille et aux amis peut inciter les femmes à participer et à justifier cet engagement auprès de leur cercle social. C’est également dans ce sens que travaillent Intel et World Pulse pour intégrer une formation numérique aux femmes dans un réseau de soutien sécurisé. La plateforme World Pulse, permet en effet d’échanger des idées, de trouver de l'aide et du soutien, et d’obtenir des contenus spécialement conçus pour une cible féminine..

Mobiliser les acteurs sous-jacents

Mais Intel reconnait également les mérites d’autres programmes de ses concurrents. Comme le portail « Girls in ICT » qui est le résultat d’un partenariat entre l’union internationale des télécommunications et WITNET, le réseau mondial des femmes dans les TIC. De même, L’initiative « Wikipedia Zero» menée par le célèbre Wiki et les opérateurs de téléphonie mondiaux a été mise en place pour obtenir un accès libre à l’univers du contenu de Wikipedia à partir de n’importe quel téléphone. Une proposition a également trouvé écho dans le fait d’inciter les entrepreneurs et les médias à créer du contenu local et pertinent destiné aux femmes. Alfarabi, un réseau social médical répond bien à cette problématique en incitant les utilisateurs à partager des expériences médicales à l’image de notre Doctissimo ainsi qu’ Amnee, une application de sécurité mobile et web. Enfin, suivre la façon dont accède les femmes à la toile est primordial pour prendre la mesure des actions engagées et trouver de nouveaux leviers d’actions. « Think Insights » a été créé dans ce sens par Google. Le modèle permet en effet d’obtenir des données par genre dans des régions où celles-ci manquent et les rend accessibles en open data.

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1 Commentaire

Bonjour,
Merci beaucoup pour votre article, c'est vraiment très intéressant, je n'imaginais pas cette disparité homme femme, pourtant on aurait tendance à croire que les femmes ont plus de temps pour accéder à ce genre de média.
Je vois, je suis dans le bâtiment, mon épouse reste à la maison, elle passe sa journée sur facebook a bavasser avec ses copines...
Pierre www.france-demoussage.com

Soumis par Pierre Alexandre (non vérifié) - le 28 octobre 2013 à 16h38

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