Accès à Internet : disparités et potentiel pour la région Afrique –

Par 25 octobre 2001

Moyen Orient. L’Idate met en ligne des données extraites du volet de l’étude paru au 1er semestre 2001 sur les marchés de l’accès à Internet dans les pays émergents de la zone Afrique – Moyen Orie...

Moyen Orient.
L’Idate met en ligne des données extraites du volet de l’étude paru au 1er
semestre 2001 sur les marchés de l’accès à Internet dans les pays
émergents de la zone Afrique – Moyen Orient.
L’Idate constate que le fossé numérique se creuse entre les pays d’Afrique
Moyen Orient et les pays industrialisés.
Fin juin 2001, l’Afrique (hors Afrique du Sud) comptait près de 1,5
millions d’utilisateurs d’Internet. Le Maroc comptait 240 000 internautes,
le Liban 280 000, l’Egypte 510 000, l’Israël 1,6 million, l’Afrique du Sud
2,4 millions et la Turquie 2,6 millions.
Dans la plupart des pays d’Afrique, les abonnés à Internet se concentrent
dans la capitale. La plupart du temps, les cybercafés sont l’unique moyen
pour la population de découvrir l’Internet vu les très faibles taux de
pénétration des PC. Les ISP sont amenés à utiliser d’autres moyens d’accès
comme le satellite (VSAT) ou des liens radios, en raison de l’absence ou
de la vétusté des réseaux terrestres dans certaines régions d’Afrique.
Enregistrant près de 70 % des internautes africains fin juin 2001,
l’Afrique du Sud est le leader incontesté du continent. Les états
d’Afrique du Nord comme l’Egypte, le Maroc ou la Tunisie sont ceux qui
comptent le plus d’internautes en Afrique, très loin cependant derrière
l’Afrique du Sud.
Le Kenya, abritant le siège du premier acteur panafricain de l’accès
Internet, Africa Online, est le pays d’Afrique Noire connaissant le plus
fort développement de l’Internet. Africa Online dessert plusieurs pays
d’Afrique : Kenya, Côte d’Ivoire, Ghana, Namibie, Swazland, Tanzanie,
Ouganda et Zimbabwe.
En novembre 2000, le Kenya a inauguré un nœud d’échange du trafic Internet
(KIXP). Le Kenya était le 3ème pays africain à s’équiper d’un IX après le
Maroc et l’Afrique du Sud. Toutefois, suite à une décision réglementaire,
le KIXP a finalement été fermé en décembre 2000.
Certains acteurs européens ou américains ont investi de manière très
ciblée dans ces pays. On trouve ainsi la présence d’Uunet en Afrique du
Sud (Uunet SA) ou bien encore du groupe britannique African Lakes qui
contrôle Africa Online.
Uunet SA et Africa Online ont donné naissance, en décembre 2000, via un
joint venture, à Uunet Africa. Cet ISP panafricain, basé en Afrique du
Sud, délivrera à terme des accès Internet dans 14 pays africains.
Avec 25 % des foyers connectés en avril 2001, l’Israël est le pays du
Moyen-Orient où Internet se développe le plus vite. C’est également l’un
des leaders mondiaux dans les nouveaux développements de logiciels
(CheckPoint) et matériels (Orckit, VocalTec) destinés à Internet.
Avec plus de 2 millions d’internautes début 2001, la Turquie connaît un
développement soutenu de l’Internet. Mi 1999, Turk Telekom a mis en
service le nouveau réseau IP TTNET. Le pays compte toujours plus de
cybercafés dans les grandes villes.
Avec près de 280 000 utilisateurs d’Internet prévus pour la fin 2001, le
Liban fait preuve également d’un certain dynamisme.
La population d’internautes croît rapidement en 2001 dans les pays du
Golfe (EAU, Dubai, Bahrein, Koweit, Quatar). Au cours des douze derniers
mois, les Emirats Arabes Unis ont ainsi enregistré un taux de croissance
supérieure à 50 %. Dans les mois qui viennent, Internet devrait se
développer rapidement au Proche-Orient.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 25/10/2001)

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