Les actionnaires individuels ne sont toujours pas présents au Conseil

Par 04 décembre 1997
Mots-clés : Digital Working, Europe

d'Administration de France Télécom. Estimant qu'il ne servirait à rien de réunir aujourd'hui une assemblée générale "alors qu'il ne peut rien se dire sur la situation de la société", Michel Bon préf...

d'Administration de France Télécom. Estimant qu'il ne servirait à rien de
réunir aujourd'hui une assemblée générale "alors qu'il ne peut rien se
dire sur la situation de la société", Michel Bon préfère attendre
l'assemblée générale annuelle prévue au début du deuxième trimestre 1998
pour constituer le nouveau conseil d'administration. Plusieurs causes en
fait seraient à l'origine de ce retard. Non seulement, France Télécom
devrait payer, rien qu'en timbre, plus de 6 millions de F pour cette
opération, mais les lois régissant France Télécom et l'ouverture du
capital de l'entreprise publique posent un certain nombre de conditions
guère compatibles. En effet, bien que vingt et un postes soient prévus au
conseil, l'Etat doit être majoritaire et détenir au moins onze sièges (7
aujourd'hui). Les sept postes d'administrateurs représentants des salariés
sont maintenus, soit déjà 18 postes occupés. Avec trois postes restants,
il faut en prévoir un pour le Président, un pour les actionnaires privés,
et au moins un pour Deutsche Telekom (d'ici fin 1998, un accord
capitalistique avec l'opérateur allemand devrait se conclure). On peut
aussi penser que France Télécom concède un siège à un représentant des
petits actionnaires. Les fameuses normes du "gouvernement d'entreprise"
recommandées par le CNPF en 1995 risquent donc d'être très difficiles à
appliquer.
(La Tribune - 04/12/1997)

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