L'e-administration sur la voie de l'interopérabilité

Par 18 décembre 2007
Mots-clés : Smart city

Un projet d'envergure européenne souhaite centraliser l'ensemble des bases de données des agences d'Etats. Ce, afin d'informatiser les services publics et de les rendre plus accessibles.

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La mise en place de e-services gouvernementaux est freinée par le manque d'interopérabilité entre les bases de données des agences locales et régionales. Un manque de communication qui rend le développement de services informatisés laborieux. Pour surmonter cet obstacle, la Commission européenne lance le projet TERREGOV. Avec un objectif : mettre en place une plate-forme technologique interopérable et ouverte à tous les services d'Etat. Un dispositif d'autant plus indispensable que selon les acteurs du projet, la généralisation des e-services permettrait de réduire la bureaucratie et les fraudes, et de proposer une aide plus efficace aux citoyens.
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Le système, qui fonctionne en open source, permettra aux agences locales et régionales de télécharger leurs applications et bases de données sur la plate-forme, et de les mettre en relation avec les autres. Les autorités régionales, qui détiennent plus de responsabilités, devront également sélectionner les services qu'elles souhaitent voir développer, et encourager leurs homologues locales à changer leurs méthodes de travail pour passer au tout électronique. La plate-forme TERREGOV s'occupe ensuite de sécuriser l'information et de gérer les accès. "Un grand nombre des agences européennes sont très petites et n'ont pas les moyens de développer des solutions informatiques complexes", explique Norbert Benamou, directeur de l'entreprise Business Flow Consulting et initiatieur du projet.
Centraliser à bon prix
La plate-forme, au contraire, devrait permettre de profiter d'un grand nombre de services informatisés pour un coût de mise en place très faible. "Les technologies qui existent actuellement pour atteindre ce niveau d'intégration régionale coûtent entre un et dix millions d'euros. La mise en place de la plate-forme revient au contraire à 100 000 euros", ajoute Norbert Benamou. Le coût total du projet reste cependant estimé à plus de dix millions d'euros, et est financé pour moitié par la Commission. Enfin, dernier avantage : toutes les agences disposeront des mêmes informations et services, quelle que soit la densité de la région. Un système qui permettra aux citoyens de faire part de leur demande et d'être ensuite redirigés automatiquement vers le service correspondant à leurs besoins.
Mathilde Cristiani

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