L’administration française n’a pas rattrapé son retard vis-à-vis des

Par 21 octobre 1998

administrations américaine, australienne, canadienne et même finlandaise. Auteur d’une étude du Commissariat au Plan sur “Internet et les administrations à l’étranger”, Bruno Oudet souligne qu’Inter...

administrations américaine, australienne, canadienne et même finlandaise.
Auteur d’une étude du Commissariat au Plan sur “Internet et les
administrations à l’étranger”, Bruno Oudet souligne qu’Internet a bien
fait son entrée dans la fonction publique, les bureaux ont largement été
équipés et les fonctionnaires formés. Bien que la France comme bon nombre
de pays, s’interroge sur le type de documents à livrer gratuitement et
ceux dont l'accès sera payant, elle se trouve, en règle générale, en bonne
place dans la diffusion des informations publiques.
En revanche, au regard des pays les plus avancés, la France paraît
doublement pénalisée pour le reste. Tout d’abord par une volonté politique
un peu moins forte. Les technologies de l’information sont en Australie et
au Canada au premier rang des priorités nationales “alors que, dans son
discours de politique générale, le Premier ministre français ne les évoque
même pas” s’étonne Bruno Oudet.
Le second handicap de la France est culturel. Plusieurs pays dont les
Etats-Unis et l’Australie se servent d’Internet pour créer un lien direct
avec les citoyens. Dans le cadre du programme mis en place par Al Gore
“Réinventons l’Etat”, on a assisté à une généralisation des sites sur
lesquels les administrations conversent directement avec les Américains.
En Australie, un Institut de l’économie de l’information interpelle
directement les citoyens sur des problèmes concrets.
Toutefois, en France comme ailleurs, les technologies de l’information
étant unanimement perçues comme “un instrument de modernisation de
l’Etat” rien n’est perdu.
(Les Echos 21/10/1998)

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