Les administrations françaises ont du mal à entrer dans la “société de

Par 01 octobre 1998

l’information”. Le ministre de la fonction publique, Emile Zuccarelli, présent aujourd’hui au salon Multimediaville, devrait tirer les premiers enseignements de l’utilisation des nouvelles technol...

l’information”.
Le ministre de la fonction publique, Emile Zuccarelli, présent aujourd’hui
au salon Multimediaville, devrait tirer les premiers enseignements de
l’utilisation des nouvelles technologies dans les administrations. Alors
que l’Etat doit “par son exemplarité jouer un rôle d’entraînement”, un
rapport de la “Mission pour l’utilisation des nouvelles technologies”
dresse un tableau peu satisfaisant de l’état d’avancement des travaux dans
chacun des ministères.
Neuf ministères seulement ont rendu avant l’été, dans les délais imposés,
leur rapport concernant à la fois les actions entreprises et un calendrier
des mesures à venir. Les Finances, la Culture, l’Environnement, les
DOM-TOM, les services du premier ministre ont accusé plusieurs mois de
retard.
Tout en soulignant “une indéniable volonté d’avancer”, les rédacteurs du
rapport constatent que certains projets se réduisent à “de simples
idées”, tandis que d’autres “encore peu nombreux, essaient d’identifier
les coûts et le calendrier”.
Les administrations ont surtout réalisé les efforts les plus importants
pour leurs besoins internes “quasiment tous les ministères ont au moins
un embryon de messagerie et d’Intranet”. Le réseau interministériel
unifié devrait être achevé dans le courant 1999.
Selon le rapport, les administrations ne sont pas encore suffisamment “à
la recherche des attentes des usagers”. Non seulement, les sites des
ministères doivent encore proposer des services nouveaux, mais la mise en
ligne de tous les formulaires administratifs est loin d’être réalisée,
alors qu’elle devait s’achever fin 1998.
Tous ministères confondus, seuls 99 formulaires sont aujourd’hui
disponibles.
Concernant les paiements en ligne, en particulier les impôts, les
administrations sont généralement au point mort attendant que soient
réglés les problèmes de sécurité et d’authentification des paiements.
Le rapport constate enfin que “la dimension budgétaire est absente des
dossiers”. Le financement de cette modernisation a simplement été prévu
par “le redéploiement des crédits déjà existants. Ce qui semble
insuffisant”.
(Le Figaro - 1er/10/1998)

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