Les administrations sont à la traîne.

Par 15 février 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

Pascal Hureau, directeur d'études à la Sofrès, commente les résultats de son enquête sur la première phase du passage à l'euro, réalisée fin 1998 pour IBM auprès de 283 entreprises et 46 administrat...

Pascal Hureau, directeur d'études à la Sofrès, commente les résultats de
son enquête sur la première phase du passage à l'euro, réalisée fin 1998
pour IBM auprès de 283 entreprises et 46 administrations en Allemagne,
Espagne, France, Italie et Royaume-Uni "Il a fallu attendre juin 1998 pour
qu'entreprises et autres organisations se réveillent. En terme d'échéance,
la problématique an 2000 est largement prioritaire. Le passage à l'euro a
donc été un peu négligé".
Le secteur public n'a finalisé que 30 % de sa préparation à l'euro "un
décalage flagrant entre l'engagement politique sur l'euro et les travaux
réellement effectués", contre 72 % pour le secteur banque et finance, 46 %
pour le secteur fabrication, 40 % pour la distribution et 27 % seulement
pour l'assurance.
Fonctionnant avec des budgets annuels, les administrations sont en effet
plus longues que les groupes privés à réagir "en outre, en termes
commerciaux et stratégiques, les enjeux sont beaucoup moins clairs que
pour une entreprise".
Le secteur public va donc confier 79 % du travail à des sociétés tierces
pour la seconde phase (1999-2001). Pascal Hureau affirme que cela sera
plus efficace, car "en quantité et en qualité, les administrations sont
les moins bien dotées en informaticiens".
Toutefois, sur le long terme, seuls 6 % des organismes publics interrogés
comptent faire appel à l'infogérance.
Après une première phase de conversion réalisée à 51 % fin 1998, l'Italie
était la plus en avance, suivie par l'Allemagne (48 %), la France (43 %),
l'Espagne (40 %) et le Royaume-Uni (35 %).
(01 Informatique - 12/02/1999)

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