Adoption des nouvelles technologies : premier arrivé, premier servi

Par 24 septembre 2014
progress

Les pionniers dans l’adoption de technologies disruptives en entreprise en verraient parfaitement les mérites et les revenus correspondants.

Cloud computing, mobilité, réseaux sociaux d’entreprise… Autant de solutions plus ou moins biens installées dans les entreprises mais qui méritent réflexions avant de se lancer. Ou peut être pas, en fait ? Une étude du Harvard Business Review Analytics Services produit par l’entreprise de télécommunications américaine Verizon dévoile que les pionniers dans l’adoption de ce genre de nouvelles technologies, qui auraient pris le risque de se lancer en amont, en constatent de plus grands bénéfices que les autres. Ainsi, l’étude dévoile que 20% des entreprises ayant ce profil ont vu leurs revenus croître de 30%, soit le double des “suiveurs” (entreprises qui n’investissent qu’une fois les bénéfices de ce genre d’outils prouvés) et le triple des “prudents” (entreprises attendant que la technologie soit parfaitement en place)*.

Des changements bénéfiques d’ensemble

De même, 57% de ces pionniers estiment que l’investissement dans les nouvelles technologies est, pour eux, le moteur de l’innovation et de la croissance de leur entreprise. Et d’ailleurs, ils constatent à hauteur de 54% que les technologies mènent à un changement significatif de business model (contre 29% pour les “suiveurs” et 10% pour les “prudents”) et pourr 52% à des changements dans les produits et services qu’ils commercialisent. Et si l’on se concentre plus précisément sur les différents secteurs, on constate que 43% des entreprises du domaine de l’énergie souhaitent adopter de nouvelles technologies dans la perspective de tirer avantage de la position de “pionniers”. Ambition partagée par le domaine du services et conseils en entreprise à hauteur de 45%. Ils sont d’ailleurs 72% dans ce domaine à expliquer que l’adoption de nouvelles technologies a permis d’effectuer un véritable changement dans leur stratégie commerciale ces trois dernières années.

Des freins encore trop présents

Malgré les nombreux bénéfices constatés, l’étude rappelle surtout que certains freins existent toujours dans l’adoption de nouvelles technologies, avant même le prinicipe de prise de risque, limitant l’augmentation du nombre “d’early adopters”. Ainsi, 34% des entreprises interrogées estiment que l’usage de “legacy technologies”, soit de technologies obsolètes encore en place  dans l’entreprise, freinent considérablement l’innovation. Et 44% d’entre eux parlent d’une nécessité de plus de flexibilité du point de vue de la culture d’entreprise afin de s’adapter et tirer un avantage des nouvelles technologies pour développer de nouvelles démarches commerciales.

 

* Les pionniers représentent 34% des entreprises interrogées, les suiveurs 35% et les prudents 30% sur 672 grandes entreprises à travers le monde.

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