Dans les aéroports, les capteurs ont du groin

Par 15 janvier 2010

A L’Atelier, on adore les méthodes high-tech de sécurité. On aime, non pas parce qu’on a un avis sur la question, mais simplement parce que c’est plein de capteurs, de caméras, de système de reconnaissance et de logiciels divers et variés. Bref, techniquement, c’est un pur condensé de bonheur.

Nous avons d’ailleurs évoqué récemment le cas de deux systèmes de surveillance capables d’identifier les comportements suspects, ici et là.

Le système que présente le Fraunhofer de Wachtberg s’est quand lui vu doté d’un odorat hors du commun. Il a curieusement été baptisé Hamlet quand on lui aurait préféré Cyrano. C’est vrai que comme acronyme de « Hazardous Material Localization and Person Tracking », c’était moins évident. Quoi qu’il en soit, Hamlet sera capable à l’aide de multiples capteurs olfactifs répartis dans la zone à surveiller, de repérer la présence de produits suspects. Lorsqu’un terroriste en puissance passera à proximité, le système alertera le personnel de sécurité de l’aéroport. Impossible à ce moment de dire avec précision lequel des passagers dans la zone transporte un produit dangereux, mais au fur et à mesure que les capteurs vont détecter le produit, il sera possible d’identifier son porteur.

Les chercheurs expliquent que les capteurs sont constitués de cristaux oscillants. A chaque fois qu’une molécule chimique vient se poser sur eux, leur fréquence d’oscillation change. A chaque substance sa fréquence propre.

Désormais, les capteurs ont donc du pif (cap, péninsule, tout ça). Plus pratique que nos cousins à groin pour aller chasser la truffe.

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