Aéroports : RFID et Bluetooth repèrent les retardataires

Par 19 mai 2008
Mots-clés : Smart city

L'aéroport de Copenhague fait appel à ces technologies pour localiser les passagers grâce à leur portable. Intérêt : connaître leur position et faire des appels personnalisés à ceux qui ne se présentent pas à temps.

Localiser avec précision la position des personnes en partance dans les aéroports afin de guider les retardataires. C'est le but du projet danois Spopos, qui vise à simplifier la gestion du flux des passagers de l'aéroport de Copenhague, Kastrup. Les responsables de l'initiative développent ainsi un système permettant aux personnels situés aux portes d'embarquement de repérer où sont les passagers du vol pour pouvoir effectuer des appels personnalisés indiquant au voyageur comment se rendre le plus rapidement à destination. Le fonctionnement du dispositif, baptisé GateCaller, est simple : un système informatique central localise les passagers grâce à leur mobile. Ce, en utilisant les technologies RFID ou Bluetooth, qui permettent une localisation à l'intérieur des bâtiments plus efficace que les systèmes de GPS. L'aéroport est ainsi divisé en plusieurs zones de 2 000 mètres carrés.
Bluetooth et RFID localisent le voyageur
Chacune est équipée de tags RFID et d'antennes Bluetooth pour capter la position du voyageur selon la technologie embarquée par son téléphone. La situation exacte de ce dernier au sein de l'aéroport s'affiche alors sur l'écran de contrôle des employés. Le but est de limiter le nombre de voyageurs arrivant en retard. Un problème qui serait à l'origine de nombreux décollages en retard : les avions attendent souvent quelques dizaines de minutes au sol si tous les passagers ne se sont pas présentés. Selon Spopos, l'aéroport de Copenhague doit ainsi effectuer quotidiennement des appels pour demander aux plus de trois cents personnes qui ne se sont pas présentées de se diriger vers la porte d'embarquement correspondant à leur destination.
Recevoir des services ciblés sur son mobile
En localisant ces personnes manquantes, l'aéroport espère ainsi avoir la possibilité de savoir plus facilement si le passager manquant est déjà dans les locaux - et donc s'il faut l'attendre - où s'il n'est pas physiquement présent. A terme, le projet souhaite proposer d'autres services au personnel de l'aéroport, afin de leur permettre de superviser plus simplement les flux de personnes et de bagages. Des systèmes de gestion des files d'attente devraient ainsi voir le jour. Quant aux voyageurs, ils devraient bénéficier d'informations destinées à leur permettre de mieux gérer le temps passé dans l'aéroport (informations pratiques, adresses de magasins, promotions...). Le système est testé depuis le 15 mai sur les vols en partance pour Sharm El Sheikh. Ce, sur une période de six mois. Il a été développé en partie par un post-doctorant, qui a effectué son mémoire de thèse sur les antennes RFID.

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