Afin de protester contre l'offre Internet de France Télécom pour les

Par 30 avril 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

écoles, l'Association des opérateurs privés (l'Afopt) dépose des recours auprès du Conseil de la concurrence et du Conseil d'Etat. Regroupant la plupart des concurrents de France Télécom, l'Afopt vi...

écoles, l'Association des opérateurs privés (l'Afopt) dépose des recours
auprès du Conseil de la concurrence et du Conseil d'Etat.
Regroupant la plupart des concurrents de France Télécom, l'Afopt vient de
déposer, pour abus de position dominante, un recours au Conseil de la
concurrence et va lundi prochain en déposer un autre au Conseil d'Etat a
propos de l'homologation par le gouvernement des tarifs très avantageux
proposés aux écoles par France Télécom pour les brancher sur Internet. Les
opérateurs privés, Cegetel en tête, remettent en effet au cause les
conditions d'accès à ce marché, les jugeant discrimatoires.
Rappelons les tarifs proposés par France Télécom : 5 800 F par an de
connexion à Internet, 10 heures par jour pour 10 micro-ordinateurs.
Or, pour proposer le même service, les opérateurs privés doivent emprunter
le réseau téléphonique local de France Télécom et lui reverser un droit de
passage de près de 16 000 F.
Consultée à plusieurs reprises sur cette affaire, l'ART s'est toujours
opposée à un tel schéma et proposé que France Télécom mette en place des
tarifs d'interconnexion spécifiques pour cette mission d'intérêt public.
Chez Cegetel, on indique "nous sommes favorables à la proposition de
l'ART, c'est d'ailleurs exactement ce qui a été fait en Grande-Bretagne,
où une offre spécifique pour les écoles a été mise en place sur injonction
de l'autorité britannique, l'Oftel".
(Les Echos - La Tribune - Le Figaro - 30/04/1998)

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