Afrique centrale : les investissements dopent le marché du mobile

Par 15 juin 2010
Mots-clés : Smart city, Afrique

Frost & Sullivan prévoit une multiplication par trois des revenus générés pour le secteur des télécommunications mobiles dans la région, d'ici à 2015. A l'origine : le développement du réseau qui encourage la demande.

Le marché des télécommunications mobiles se développe dans la région centrafricaine, ainsi que la demande pour des appareils portables dotés d'un accès à l'Internet, affirme le cabinet de recherches Frost & Sullivan. Ce dernier prévoit que le marché se chiffrera en 2015 à près de 9 milliards de dollars pour la région, une multiplication par trois par rapport à 2008. L'institut souligne dans ce rapport les bénéfices engendrés par la construction d'infrastructures et le développement de la concurrence entre les fournisseurs de téléphones portables, qui font baisser les prix des appareils. "La région connaît en ce moment une croissance importante, qui va se prolonger dans les sept prochaines années", prédit Mervin Miemoukanda, analyste responsable de l'étude.
Un taux de pénétration encore faible
La raison ? "Des investissements soutenus pour développer le réseau de télécommunication, l'arrivée de produits innovants sur le marché, et la baisse du prix pour la plupart des appareils", détaille-t-il. La croissance sera d'autant plus forte, selon les chercheurs, que le taux de pénétration est encore assez faible - environ 20%. Le nombre d'utilisateurs s'élevant pour le moment à moins de 20 millions, et pouvant doubler d'ici à 2015, aux dires du cabinet. Seul problème : le développement de ce marché rencontre plusieurs obstacles, de taille. Les taxes sur les services mobiles, encore élevées, qui limitent la demande pour des services de communications mobiles et l'absence de réseau dans les zones rurales les plus reculées.
Développer l'infrastructure et proposer des offres innovantes
Du coup, les opérateurs de réseau mobile doivent augmenter la qualité de leurs services, en continuant à investir dans la mise en place d'infrastructures spécifiques, et dans des offres innovantes, comme des solutions de transferts financiers via téléphone portable. Pour les chercheurs, menée à bien, cette stratégie a toutes les chances de porter ses fruits. A noter : la région étudiée par Frost & Sullivan pour ce rapport concerne principalement le Congo, le Gabon, le Cameroun, la Guinée équatoriale, ou encore le Tchad.

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