L'Afrique parviendra-t-elle à suivre le rythme du boom de la téléphonie mobile?

Par 24 septembre 2012
Afrique et téléphonie mobile

Le secteur du mobile dispose d'un potentiel énorme sur le continent africain avec un taux de pénétration supérieur à 40%. Toutefois, c'est un marché complexe qui ne doit pas être appréhendé comme un tout et doit moderniser rapidement ses infrastructures.

Face à la faible couverture de la téléphonie fixe, les pays africains développent des réseaux et des services mobiles de grande diffusion, qui bouleversent l'économie tout entière. Et cela bénéficie à la téléphonie mobile. En effet, le nombre d'abonnés a explosé en Afrique, passant de 16 millions en 2000 – année au cours de laquelle il a dépassé le nombre d'abonnés au téléphone fixe – à plus de 500 millions en 2012 selon une étude de PwC. Mais ceci ne serait qu'un début puisqu'à l'horizon 2016, l'Afrique devrait compter 600 millions d'abonnés mobiles. Toutefois, si le continent connaît une croissance importante dans le secteur, les infrastructures actuelles ne seraient pas suffisantes pour accompagner le développement de la téléphonie mobile.

Des investissements impératifs

Pour assurer des télécommunications de qualité, les opérateurs doivent procéder à des investissements massifs. Le secteur devrait représenter d'ici à 2015 plus de deux tiers des investissements réalisés en cumul dans les télécommunications en Afrique soit 100,1 milliards de dollars. L'Afrique attire les regards avec un taux de pénétration supérieur à 40%. Mais des disparités dans le secteur des télécommunications constituent à la fois une source de difficultés et d'opportunités pour les opérateurs déjà présents sur ces marchés, ainsi que pour ceux qui envisagent d'investir.

L'Afrique, un marché aux nombreuses spécificités

En effet, au délà de l'aspect technologique, le marché recèle plusieurs obstacles d'ordre économique, linguistique et réglementaire avec des régimes différents d'un pays à l'autre, en faisant un marché complexe. Aussi, les principaux paramètres à maîtriser pour les investisseurs sont la réglementation et les spécificités du marché africain. Quant aux entreprises des télécommunications, leur défi consiste à proposer des services dans de bonnes conditions de rentabilité à une population d'usagers qui disposent de revenus relativement faibles et qui sont dispersés géographiquement, notamment en zones rurales et à résoudre les problèmes liés aux performances actuelles du réseau avant de passer aux technologies de troisième, voire de quatrième génération (3G/4G).

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas