En Afrique du Sud, les drones volent en sous-sol

Par 09 janvier 2017
drones et mines

Les mines d’or d’Afrique du Sud sont si profondes que les hommes s’y risquent dans des conditions très difficiles. L’industrie minière sur place, se tourne désormais vers les robots et les drones.

Exploitée en continu depuis les années 1950, la mine sud-africaine de West Driefontein a presque atteint ses limites. Non pas que l’or manque,  mais il y a des profondeurs que l’être humain ne peut atteindre. Dans ces mines d’ailleurs les incidents mortels sont fréquents : noyades, éboulements, incendies, fuites de gaz. Le facteur danger accru par la profondeur, couplée à un déclin de la production d’or en Afrique du Sud depuis des décennies, (189 tonnes contre 1000 tonnes en 1970) est une situation périlleuse pour les mineurs et l’administration minière. Alex Venter, ingénieur chez Sibanye Gold, compagnie minière exploitant West Driefontein, décrète : « Auparavant nous produisions 70% de l’or mondial, aujourd’hui nous peinons à en produire 6%

L’utilisation des drones et des robots sera peut être la solution de demain pour les mines d’Afrique du Sud. À West Driefontein, de nombreux robots sont en cours de fabrication, aux côtés des marteaux piqueurs traditionnels, et explosifs. Une fois achevés, ils balayeront les débris et décombres des zones inaccessibles pour récupérer les potentielles poussières d’or. Un drone est déjà utilisé pour détecter les ressources de la mine. Il peut s’engouffrer dans les zones de moins d’un mètre de hauteur et supporter une température de 60°. Robots et drones seront-ils le nouvel horizon de la production minière ? À creuser.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas