Les agences gouvernementales adoptent difficilement le collaboratif

Par 30 juillet 2009
Mots-clés : Smart city

Une gestion insuffisante, le faible déploiement de moyens humains et le refus de laisser le citoyen participer rendent difficile le passage vers un gouvernement 2.0.

Malgré des efforts pour intégrer le web à leurs activités, les agences gouvernementales peinent encore à proposer des systèmes participatifs adaptés à tous. C’est en tout cas ce que révèle Mckinsey dans son rapport "E-gouvernement 2.0". Selon le cabinet, le développement de solutions administratives basées sur le collaboratif est actuellement en phase de stagnation. Et ce, même si d’importantes ressources financières continuent d’être déployées. Parmi les causes, le cabinet cite une gestion insuffisante, un manque de cadres spécialisés et une réticence à permettre aux utilisateurs de créer des applications et du contenu.
Les processus trop compliqués
Ce qui fait que d’un côté, les processus bureaucratiques non adaptés aux stratégies web ralentissent les initiatives. Et que de l’autre, les agences gouvernementales ne recrutent pas de personnel capable d'aider les institutions à migrer vers le 2.0, comme dans le secteur privé. Enfin, les utilisateurs, pourtant de plus en plus habitués au web interactif, peinent à se mettre à l’e-gouvernance. La raison selon eux devant être imputée au manque de retours. Rien de catastrophique cependant.
Plus de participation pour plus d’engouement
McKinsey préconise ainsi plusieurs stratégies à suivre pour aider les institutions à passer en douceur au participatif. Tout d’abord, confier leurs stratégies de passage à l’e-gouvernance à des agences spécialisées. Ensuite, la nécessité de bien discerner les besoins des lecteurs et ne pas négliger l'importance des campagnes de communication. Et enfin, le besoin d'encourager les citoyens, entreprises et salariés à contribuer à la création du contenu. Une stratégie bien définie permettra d'attirer des audiences plus larges, de réduire les coûts de développement et de vulgarisation des initiatives. Et finalement représentera un retour sur investissement public.

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