Alcatel Alsthom se recentre sur le secteur des télécommunications.

Par 05 décembre 1997
Mots-clés : Digital Working, Europe

Grâce à la cession au printemps prochain de la moitié de sa participation dans GEC-Alsthom et au dividende exceptionnel que celui-ci lui versera, Alcatel Alsthom aura les moyens de financer "l'offen...

Grâce à la cession au printemps prochain de la moitié de sa participation
dans GEC-Alsthom et au dividende exceptionnel que celui-ci lui versera,
Alcatel Alsthom aura les moyens de financer "l'offensive technologique"
lui permettant de gagner la bataille des télécommunications. Toutes les
cessions réalisées au cours des dix-huit derniers mois ont permis
d'assainir la structure financière du groupe. Consultant à l'Institut de
l'audiovisuel et des Télécoms en Europe (Idate), François Kornmann estime
"tous les acteurs mondiaux ont la même stratégie : Siemens se désengage de
la défense, Nokia du papier, des téléviseurs et de l'informatique. Les
secteurs des télécommunications sont très consommateurs d'investissements
en terme à la fois de recherche et de production". Cependant la
concurrence est rude. Ainsi "Le marché stagne dans les pays développés. Et
dans les pays en voie de développement la concurrence oblige souvent à
vendre à perte" sur son métier traditionnel, la commutation publique.
Serge Tchuruk, son PDG, déclarait récemment que sur les nouveaux créneaux
porteurs comme Internet, téléphonie mobile, transmission de données "les
nouveaux concurrents d'Alcatel sont des star-ups", visant en particulier
des sociétés jeunes, agressives, en pleine croissance comme Cisco, 3 Com,
Bay Networks ou bien encore Newbridge. François Kornmann, pour sa part,
indique que dans la téléphonie mobile "Alcatel a comblé en partie son
retard puisqu'il est aujourd'hui dans le deuxième groupe de constructeurs
à côté de Siemens et Nortel. Mais il est encore derrière le trio de tête
que forment Nokia, Ericsson et Motorola". De plus, son principal client,
France Télécom "se tourne en partie vers un autre fournisseur, Matra
Ericsson. En outre, France Télécom a réduit ses investissements depuis 3-4
ans. L'arrivée de nouveaux opérateurs offre des opportunités à Alcatel,
mais ne permet pas de compenser en totalité ce manque à gagner", Alcatel
va donc devoir redéfinir les relations avec ses clients.
(Le Figaro - 05/12/1997)

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