Les algorithmes transmettent le mouvement

Par 03 octobre 2007
Mots-clés : Smart city

Des chercheurs du MIT travaillent sur des appareils capables de traduire en actions les signaux neuronaux de patients paralysés. Le système utilise des algorithmes qui décodent les intentions des malades.

Des chercheurs du MIT travaillent sur des appareils capables de traduire en actions les signaux neuronaux de patients paralysés. Le système utilise des algorithmes qui décodent les intentions des malades.
Les algorithmes peuvent aussi aider des personnes handicapées à sortir de leur isolement. Une équipe du MIT développe actuellement un appareil qui passe par l'informatique pour convertir les signaux neuronaux de patients paralysés ou amputés en actions. Le système utilise des composants électroniques pour transmettre à l'ordinateur ou à la prothèse dont dispose le malade les signaux correspondant à une intention. Les algorithmes interviennent alors pour décoder cette volonté et permettre à la machine reliée de la réaliser.
Algorithmes et modèles graphiques à l'honneur

Le système repose également sur des modèles graphiques déjà largement appliqués en sciences informatiques pour résoudre certaines problématiques comme l'analyse automatique de vidéos ou la conversion d'un texte en paroles. Les diagrammes utilisés par le MIT représentent le lien entre les volontés d'une personne et leur manifestation neuronale. L'intention en elle-même étant calculée via des électroencéphalographes et des électrodes intracrâniennes. "Ce travail représente une importante avancée dans notre souci d'élaborer des algorithmes capables de s'intégrer à des prothèses se rapportant au système nerveux", souligne Lakshminarayan "Ram" Srinivasan, de la division Health Sciences and Technology du MIT.
 
Des algorithmes universels
 
Autre avantage de ce nouveau modèle informatique : son interopérabilité. Jusqu'à présent, les chercheurs qui travaillaient sur les prothèses neuronales utilisaient des algorithmes différents en fonction de l'activité mesurée. Le dispositif développé par le MIT, pour sa part, s'applique indifféremment à toutes les techniques. "Nous n'avons pas besoin de réinventer de nouveaux paradigmes pour chaque région du cerveau", précise le chercheur. Le passage de l'état de prototype à celle de produit commercialisable devrait cependant prendre encore beaucoup de temps. Les algorithmes devront en effet être capables de s'intégrer à un nombre important d'appareils médicaux.
 

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