Allemands, Français et Anglais réagissent différemment au développement de l'informatisation de la fonction ressources humaines.

Par 05 avril 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

Selon une enquête menée par le cabinet Renaissance auprès de 600 directeurs de ressources humaines et directeurs informatiques en France, Allemagne et Royaume-Uni, deux tiers des entreprises interr...

Selon une enquête menée par le cabinet Renaissance auprès de 600
directeurs de ressources humaines et directeurs informatiques en France,
Allemagne et Royaume-Uni, deux tiers des entreprises interrogées
introduisent actuellement des nouvelles technologies (Internet, Intranet,
etc...) dans leur département ressources humaines.
D'un côté, la France et l'Allemagne présentent une image vieillotte, de
l'autre, le Royaume-Uni apparaît beaucoup plus dynamique.

55 % des Français et 22 % des Allemands agissent en raison des contraintes
informatiques (euro, bogue de l'an 2000). 37 % des Allemands souhaitent
également réduire leurs coûts.
En revanche, 82 % des Anglais plébiscitent en ces nouvelles technologies
un outil permettant de changer profondément la fonction RH.
En France et en Allemagne, il s'agit, en priorité "d'assurer les fonctions
administratives de base", tandis qu' au Royaume-Uni, les projets intègrent
de nouvelles solutions organisationnelles, des serveurs vocaux interactifs
par exemple.
Dans 70 % des cas, la DRH est maître d'oeuvre dans les entreprises
anglaises, contre 57 % chez les Allemands et le Français où les
informaticiens jouent presque à armes égales avec les RH.
Selon l'enquête, aucun des trois pays ne maîtrise financièrement la
démarche. 40 % en moyenne des répondants ne peuvent pas en évaluer le coût
global. Plus de 50 % ne parviennent pas à mesurer le poids respectif des
dépenses engagées (licence, mise en oeuvre ...).
Français et Allemands incriminent majoritairement "les comportements de
résistance face au changement" dès qu'un problème survient, tandis que les
Anglais estiment que les freins rencontrés tiennent plutôt à "l'adaptation
des infrastructures existantes".
Alors que 88 % des départements RH des entreprises anglaises et 85 % des
allemandes disposent d'Internet, seules 64 % des sociétés françaises sont
dans ce cas. Même constat pour l'informatisation de la gestion de
documents (48 % en France, contre 65 % au Royaume-Uni et 67 % en
Allemagne) ou le recours à un centre d'appels RH (12 % en France, 25 % en
Allemagne, 36 % au Royaume-Uni.
Ces trois pays reconnaissent pourtant unanimement l'importance de la
démarche technologique "dans l'amélioration de la performance des
départements RH".

L'accès aux données informatisées donne lieu à des réponses quasiment
similaires dans les trois pays. Alors que 95 % des projets prévoient un
accès direct à l'ensemble des collaborateurs de la DRH, 50 % seulement
sont ouverts aux cadres dirigeants et aux managers. En France et en
Allemagne, moins de 20 % des projets sont accessibles à l'ensemble des
salariés, 35 % au Royaume-Uni.
(Le Monde Economie - 6/04/1999)

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