Amazon propose aux particuliers de devenir livreurs

Par 01 octobre 2015 1 commentaire
Livraison

Amazon vient d’annoncer le lancement d’Amazon Flex, qui permet aux particuliers de devenir livreurs pour le géant du commerce électronique.

Ce n’est plus un secret pour personne : l’économie du partage est aujourd’hui en plein boom. Du transport (Uber, Lyft) au déménagement (Lugg), en passant par l’hébergement (Airbnb), le wifi (Fon), le vélo (Spinlister), la garde de chiens (DogVacay) ou un peu de tout ça à la fois (TaskRabbit), on ne compte plus les domaines impactés. Un secteur si dynamique qu’il suscite même des querelles linguistiques : certains s’insurgent ainsi du fait que le terme « économie du partage » traduise uniquement l’expérience de l’utilisateur, et souhaitent lui adjoindre celui de « gig economy », littéralement « économie des petits boulots », afin de traduire l’expérience des travailleurs. Les entreprises de cette industrie proposent en effet souvent à leurs employés des contrats souples et flexibles, qui permettent à n’importe qui de travailler quelques heures pour un complément de revenus (bien que certains en fassent leur activité principale). C’est exactement ce que propose le géant Amazon avec le lancement de son service Amazon Flex : n’importe qui possédant un véhicule et une application Android peut postuler pour devenir chauffeur et, à condition de passer avec succès un test préalable, assurer la livraison de colis pour le géant du commerce électronique.

Un modèle flexible

Sur son site internet, Amazon affirme que les chauffeurs disposeront d’une grande flexibilité, pouvant choisir de travailler sur un créneau de deux, quatre ou huit heures le même jour, ou de donner leurs horaires de disponibilité (jusqu’à 12h par jour maximum) sur les jours à venir. Le service serait rémunéré entre 15 et 28 dollars de l’heure. Disponible à Seattle, ville natale de l’entreprise, le service devrait bientôt être disponible à Manhattan, Chicago, Baltimore, Miami, Dallas, Austin, Indianapolis, Atlanta et Portland. Les chauffeurs assureront la livraison de produits commandés via le service Amazon Prime Now. Lancé pour la première fois à New-York en 2014, ce service, disponible dans une quinzaine de villes américaines et accessible uniquement aux abonnés à Amazon Prime, propose de leur livrer leur produit dans l’heure, moyennant 7,99$, ou gratuitement dans les deux heures. S’il est pour l’heure impératif de posséder un véhicule motorisé pour devenir livreur, Amazon affirme qu’il sera à l’avenir possible d’effectuer des livraisons à vélo, et même à pieds.

Cumuler transports de personnes et de marchandises

Amazon n’est pas le premier à proposer un système de livraison ancré dans l’économie du partage. En Suède, le service My Ways, développé par l’entreprise DHL, offre un modèle similaire. La start-up californienne SideCar, de son côté, a connu une évolution originale. Proposant au départ une sorte de service de co-voiturage 2.0, elle permettait aux personnes prenant leur voiture tous les jours pour se rendre aux bureaux d’embarquer d’autres individus se trouvant sur leur trajet. Face à la concurrence féroce d’entreprises comme Lyft et Uber, la start-up s’est depuis diversifiée en proposant à ses chauffeurs d’effectuer des livraisons pour le compte d’autres entreprises. SideCar a ainsi dressé un partenariat avec Meadow pour livrer de la marijuana aux clients de cette dernière. Ce service a si bien marché que l’entreprise se définit avant tout sur son site comme offrant un service de livraison à la demande. Dans une interview accordée à GeekWire, Sunil Paul, CEO de SideCar, vante les mérites de son modèle hybride, consistant à transporter à la fois personnes et marchandise. Un système qui comporte selon lui trois avantages. Il permet d’abord aux chauffeurs d’orienter leur activité en fonction de l’heure : si beaucoup de personnes ont recours à un chauffeur en début et en fin de journée, il y a en revanche une période de creux entre les deux. Or, c’est exactement l’inverse pour les marchandises, ou la plupart des demandes de livraison ont lieu en milieu de journée. La demande varie également en fonction des zones géographiques : un chauffeur peut ainsi déposer une personne du centre ville vers son domicile situé dans une banlieue résidentielle, pour y récupérer un colis et le livrer dans le centre. Enfin, il est possible de combiner transport de personnes et de colis dans un même trajet. Autant d’arguments pour le porte-monnaie des chauffeurs.

 

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1 Commentaire

Pour compléter votre article je me permets de citer la startup française DRIVOO (chez qui je n'ai malheureusement pas de parts) qui propose depuis quelques mois ce "même" service de Delivery Crowdsourcing. Les ecommerçants de la FEVAD ne s'y sont pas trompés en lui attribuant le grand prix de la startup ecommerce de l'année 2015: COCORICO !

Soumis par Lucasstartuper (non vérifié) - le 01 octobre 2015 à 17h13

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