Les ambitions de Marseille inquiètent Sophia Antipolis.

Par 28 janvier 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

Les résultats 1998 de Côte d'Azur Développement (CAD) confirment le dynamisme du pôle azuréen des nouvelles technologies de l'information. Sur les 34 nouvelles implantations enregistrées dans l'anné...

Les résultats 1998 de Côte d'Azur Développement (CAD) confirment le
dynamisme du pôle azuréen des nouvelles technologies de l'information. Sur
les 34 nouvelles implantations enregistrées dans l'année, la moitié est
liée à ce secteur. 80 % des nouveaux emplois
(1 118) proviennent de ce secteur.
Le 15 décembre dernier, le CIADT (comité interministériel de l'aménagement
du territoire) a confirmé "la vocation d'Euroméditerranée à accueillir des
investissements internationaux relevant tout particulièrement du secteur
des industries de l'information". Le CIADT a également retenu Marseille
comme "futur pôle national de ressources pour le multimédia éducatif et
culturel".
Ces décisions ont été perçues comme une trahison dans les Alpes-Maritimes.
Les deux métropoles de la région PACA se livrent à nouveau une guerre sans
merci. Pour Pierre Laffitte, le père spirituel de Sophia-Antipolis,
Marseille n'a aucune tradition spécifique dans le multimédia, alors que
Sophia-Antipolis constitue une technopole de référence.
De son côté, Jean-Pierre Mascarelli, président du CAD, préfère calmer le
jeu "nous souhaitons que tout cela se fasse en complémentarité et non en
concurrence. De toute façon, les candidats à une implantation suivent
avant tout une logique d'entreprise".
Les Azuréens acceptent mal un autre projet du CIADT qui consiste à créer
dans la capitale phocéenne un centre de formation supérieur en télécoms et
systèmes d'information.
(Les Echos - 28/01/1999)

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