Pour améliorer le flux des voyageurs, les aéroports s’équipent de portes intelligentes

Par 17 septembre 2013
boarding

Alors que l’information est de plus en plus disponible dans un monde connecté, l’embarquement pour un vol peut toujours s’avérer être un parcours du combattant. Heathrow a donc mis en place des bornes aux portes pour mieux orienter les passagers.

Alors que des systèmes de traçabilité des bagages ont eu tendance à se généraliser dans les aéroports, il n’existe pas d’autre moyen que les appels (parfois inaudibles) aux passagers pour les inciter à embarquer. Or, si les retards à l’enregistrement sont facilement détectables et leurs conséquences résolvables, ceux à l’embarquement s’avèrent extrêmement gênants. En effet, lorsqu’un passager ne daigne pas se montrer à la bonne porte d’embarquement, il n’y a d’autre choix que de l’attendre. Et pour cause, ses bagages sont d’ores et déjà chargés dans l’appareil. La conséquence de l’approximation des procédures en zone d’embarquement se traduit par des retards susceptibles de s’accumuler au fur et à mesure des vols. Pour pallier à ces défaillances, l’aéroport d’Heathrow de Londres a installé des portes intelligentes à plusieurs endroits entre l’enregistrement et la zone d’embarquement (passage de sécurité, zones de shopping…). En scannant sa carte d’embarquement, il est possible d’accèder à  toutes les informations nécessaires pour un embarquement.

Parcours, horaires, et même déchargement des bagages.

Pour l’instant installés dans les terminaux 1 et 3 de l’aéroport, le système assiste les voyageurs à toutes les étapes de leurs parcours dans l’aéroport. Les bornes indiquent en effet les instructions à suivre en fonction du temps restant avant l’embarquement. Ainsi, si les passagers se réfèrent à une borne lointaine de leur zone finale, celle-ci va leur indiquer le chemin à faire pour se retrouver à bon port. En cas d’urgence à l’embarquement, des portiques permettant d’accéder à la zone de sécurité aux détenteurs de cartes d’embarquement « brulantes » sont prévus. Cependant, les aéroports internationaux constituant de véritables dédales de couloirs, il n’est pas toujours possible d’arriver à temps. Les bagages seront alors automatiquement déchargés par la compagnie qui contactera les passagers pour un booking sur un prochain vol.

Des résultats probants pour une généralisation du système.

Virgin Atlantic et Little Red ont été les deux compagnies pionnières à utiliser ce service. En une semaine, il a été recensé 35 000 passagers ayant utilisé cette technologie dont 44% présentait des risques de retard. 700 de ces derniers ont été orientés vers le « passage en ligne droite » et au final seuls 10 ont été priés de prendre un autre vol, leurs bagages ayant été déchargés avant que cela ne puisse faire prendre du retard à l’appareil. Le système semble donc fonctionner et sera adopté par le terminal 4 incessamment. Cette innovation s’inscrit d’ailleurs dans un ensemble de services connectés comme l’explique Kathryn Leahy, directeur du Terminal 3 : « Positive boarding est la dernière innovation utilisée par les passagers. Mais nous les accompagnons tout au long de leur cheminement dans l’aéroport. La possibilité de s’enregistrer par smartphone et de pouvoir sortir les étiquettes pour les bagages de manière automatisée en est un exemple ».

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