Pour améliorer la qualité de l'air il faut passer au collaboratif !

Par 06 mai 2009

Les agglomérations américaines sont polluées. Pour amener les pouvoirs publics à réagir, l'orchestration d'une action citoyenne pourra dorénavant être mise en place avec les technologies mobiles et les outils communautaires.

Comment faire prendre conscience au public des conditions environnementales dans les villes américaines ? En le rendant acteur, proposent des chercheurs d'Intel et de l'université de Berkerley. Selon eux, seule une réaction communautaire est à même d'entraîner des changements politiques. Ils ont donc conçu et mis en ligne des outils collaboratifs accessibles via Internet et mobiles. Le but est d'obtenir des interprétations communes des phénomènes et un moyen de lancer des actions collectives. Les chercheurs apportent ainsi les outils nécessaires à la création d'une cartographie sociale de l'environnement.
Les véhicules de nettoyage embarquent les capteurs
Pour recueillir les données, ils ont créé un réseau mobile de capteurs qui analysent en permanence la qualité de l'air. Dans le cas de San Francisco, ce sont les véhicules des services de voirie qui ont été équipés. Les senseurs embarquent des GPS afin de relever leur position dans la ville. Ils mesurent le monoxyde et le dioxyde d'azote, le carbone, l'ozone, la température et l'humidité. Les données sont envoyées vers une base de donnée par message texte sur le réseau GSM.
Un projet citoyen
Elles sont ensuite rendues visibles grâce à un outil de visualisation sur Internet et mobile. Cette action s'inscrit dans le projet Common Sens (sens commun) qui vise à développer une plate-forme de capteurs et de logiciel. Les groupes et des individus sont ainsi à même de collecter des données environnementales. D'autres actions sont mises en place dans les principales villes des Etats-Unis. Dans ces cas, ce sont les citoyens qui embarquent des capteurs afin de faire les relevés.

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