Les Américains dépensent plus pour les jeux vidéo que pour la musique

Par 11 avril 2005

Aux Etats-Unis, les hommes dépensent plus d'argent dans l'achat de jeux vidéo que dans l'achat de musique. Si les DVD demeurent les produits de divertissement les plus courtisés, le jeu vidéo est...

Aux Etats-Unis, les hommes dépensent plus d'argent dans l'achat de jeux vidéo que dans l'achat de musique. Si les DVD demeurent les produits de divertissement les plus courtisés, le jeu vidéo est en train de prendre un essor qui connaît de moins en moins les frontières de l'âge. Selon une récente étude de Nielsen Entertainment, près d'un quart des joueurs ont aujourd'hui 40 ans et plus.
Le jeu vidéo sur PC ou sur console n'est donc plus le seul apanage des plus jeunes. 40 % des foyers américains disposent ainsi à domicile d'un support leur permettant de jouer : ordinateur, console portable ou console de salon, et 23 % des adeptes du jeu vidéo possèdent ces trois appareils ! Nielsen Entertainment a également étudié les différents usages des joueurs en fonction de leur âge et de leur sexe.
Les femmes ont plus tendance à jouer en groupe ou en réseau : les adolescentes sont un bon exemple de cette donnée. Les joueurs les plus âgés préfèrent jouer seuls : c'est le cas de 79 % des plus de 45 ans.
A mesure que le marché des jeux vidéo se développe, les publicitaires sont de plus en plus alléchés par le medium, et parviennent à insérer leurs messages dans le déroulement des jeux. Jusqu'à présent, les occurrences étaient assez peu nombreuses. Mais le business se développe, à tel point que des agences se créent autour de ce segment unique. Elles peuvent former des espoirs sur les coûts de plus en plus mirobolants auxquels les éditeurs doivent faire face dans le développement de leurs jeux.
Massive, une agence publicitaire basée à New-York, a développé un logiciel lui permettant de balancer des publicités via Internet en fonction des stades atteints par le joueur. Pas sûr que cela plaise à tous les adeptes de jeux vidéo. Les simples encarts dans les jeux de sports, de combat et de stratégie, ou encore la publicité contextuelle (tel avatar boit un soda de marque X) semblent avoir plus de chances.
Il faudra encore attendre un peu, cette tendance en étant encore au stade des balbutiements. L'éditeur de jeux vidéo américain Electronic Arts n'a dégagé que 10 millions de dollars de revenus sur l'insertion de publicités dans ses jeux... sur un chiffre d'affaires global de 4 milliards de dollars.
(Atelier groupe BNP Paribas - 11/04/2005)

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