A Amsterdam, le futur prend une "agréable couleur verte"

Par 27 mai 2010
Mots-clés : Europe

"Rethink. Rebuild and Report". Voila les trois impératifs mis en avant a la conférence internationale GRI (global reporting initiative) qui se tient en ce moment même a Amsterdam, et à laquelle j’ai la chance d'assister. Le but de cette grande réunion ? Rassembler les professionnels pour réinventer le monde, en renforçant la responsabilité environnementale et sociale des entreprises.

En direct d'Amsterdam, où le printemps peine encore à s'installer, je peux ainsi vous donner quelques nouvelles. La communauté GRI réunit pas mal de monde. Ce qui est plutôt encourageant. De nombreux professionnels ont désormais pris la mesure de l'enjeu, du moins en apparence. Certains axes intéressants ont été dressés par les responsables, qui ne se limitent pas aux constats d'urgence imposés par le réchauffement climatique. Il est notamment question de mener une pression pour encourager les entreprises a publier d ici à 2015 des rapports précis, sur la conduite de changement entreprise. Et le GRI se fixe 2020 pour imposer des standards mondiaux, afin de connaître aussi justement que possible les situations dans lesquelles se trouvent les compagnies, la politique qu elles mènent en terme de développement durable etc.
Pour Hans Wijers, CEO d AkzoNobel, il est a présent impossible de faire marche arrière ou de voir se reconstruire un modèle de "business as usual". Selon lui, il est urgent d imposer une régulation solide, et de changer de paradigme en favorisant l innovation. Les nouvelles technologies pouvant jouer un rôle majeur - sinon le rôle principal - dans la redéfinition de stratégies professionnelles, prenant en compte l'impact environnemental.
Ce qui permet de souligner qu une contrainte peut devenir un facteur d innovation.
De nombreux participants rappellent que la population mondiale est de plus en plus urbaine, et que cela implique de reconstruire des villes plus "intelligentes".
Enfin, la question des données ouvertes est également posée. C'est en encourageant la transparence et en donnant accès aux citoyens au maximum d'informations sur les enjeux environnementaux qu'il sera possible de lancer un dynamisme.
Pour Amélie Albin, consultante Nouvelles technologies chez SAS, interrogée par L'Atelier, il faut être optimiste, et se fixer des objectifs les plus hauts possibles pour mettre au point des politiques de développement durable les plus ambitieuses possibles. Mais il reste encore du chemin à parcourir et la récession économique n'a pas été une bonne chose. La maturité du marché étant très disparate. Ce qui impose selon elle de poursuivre les efforts.
Restons donc positifs. Oui, les acteurs professionnels ont désormais conscience - au moins en partie - de la nécessité de développer de nouveaux usages. Et oui, les nouvelles technologies vont permettre de rentabiliser ces politiques de développement durable, en donnant la possibilité aux entreprises de bénéficier d'un retour sur investissement.
Eh oui, le printemps finira par s'installer aux Pays-Bas !

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