Android s'installe confortablement dans le paysage du smartphone

Par 10 mai 2011
Mobile android

Les ordiphones qui utilisent ce système d'exploitation se vendent de mieux en mieux. Entraînant le succès du magasin d'applications dédiées. Mais du coup, pour les développeurs, il devient plus dur d'être visible.

Androïd confirme son ascension : selon Canalys, le système d'exploitation augmente de 35 % ses parts de marché au premier semestre 2011 par rapport au précédent, avec près de 36 millions d'unités. Cela, en grande partie dans la région Asie-Pacifique : celle-ci a connu en un an une augmentation de 98 % de la consommation d'ordiphones fonctionnant sous Androïd. Cela, loin devant l'Europe, le Moyen Orient et l'Afrique. Si l'on regarde par pays, ce sont la Chine, la Corée du sud et l'Inde qui en sont les plus friandes, avec une croissance qui a triplé. Résultat : en parallèle de l'engouement pour le système d'exploitation, le magasin d'applications gagne lui aussi des parts de marché, notamment sur l'App Store d'Apple, son principal concurrent. Sur le plan des prédictions, une autre étude, publiée par Research2Guidance, rappelle ainsi qu'Androïd Market est aujourd'hui le magasin qui croît le plus rapidement, malgré un début un peu difficile.

Androïd devant Apple ?

Et le cabinet de rappeler qu'au mois d'octobre 2010, la plate-forme dépassait Apple en termes d'applications téléchargées. Son taux de croissance actuel serait en outre deux fois plus élevé que celui du magasin d'Apple. En avril, Androïd ajoutait ainsi 28 000 nouveaux modules, quand Apple en recensait 11 000. Des chiffres à relativiser quand on sait que le stock d'applications déjà disponibles du côté de la marque à la Pomme reste plus important. Reste que si le premier poursuit au même rythme, il devrait avoir dépassé son concurrent au mois d'août de cette année, avec 425 000 modules disponibles. Selon les auteurs du rapport, ce succès s'explique notamment par la mise à disposition gratuitement de la majorité des applications (64 %). Seul problème, rappelle le cabinet : si le magasin est dynamique, cela ne signifie pas que les développeurs qui proposent des modules génèrent plus de revenus. 

Des bonnes pratiques pour être plus visible

Au contraire, le succès d'un créateur serait négativement proportionnel à celui de la plate-forme pour laquelle il travaille. Ainsi, au regard du nombre de téléchargement, il s'avère que le nombre de téléchargements décroît très vite quelques semaines après la sortie de cette dernière. Seuls 5 % des créateurs sortent gagnants de cette situation. Du coup, Research2Guidance rappelle que les développeurs ont tout à gagner de continuer à travailler pour la plate-forme, mais en choisissant des secteurs de niche, de se concentrer sur un pays et ses usages pour chaque module, ou encore d'éditer sa solution sur des petits magasins indépendants.

 

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