Quand les antennes relais prédisent les inondations

Par 07 juillet 2009

L'université de Tel Aviv se sert des antennes des réseaux mobiles pour prévoir l'intensité des inondations aux Etats-Unis : les signaux qu'elles émettent sont dégradés par l'humidité.

Pour prédire l’intensité des prochaines inondations aux Etats-Unis, des chercheurs de l’université de Tel Aviv (TAU) utilisent les antennes relais des réseaux mobiles. Selon eux, l'humidité détériore la qualité des signaux émis par les antennes lorsque les utilisateurs téléphonent ou s'envoient des messages. Du coup,"en calculant le taux d’humidité ambiante autour des antennes relais et en le comparant avec la qualité du signal émis, il est possible de construire un modèle de prédiction efficace", explique Pinhas Alpert, responsable du projet.
Une étude dans le désert
Ces donnés couplées avec la pluviométrie ont permis aux chercheurs d’améliorer les modèles prévisionnels d’alerte contre les inondations. Pour mettre au point leur technologie, les chercheurs ont réalisé des tests dans une zone inondable du désert de Judée en Israël, où le nombre d’antennes relais est assez important. Cette étude a été réalisée en partenariat avec les opérateurs israéliens Cellcom et Pelephone, qui ont fournis les données nécessaires aux mesures.
Un outil facile à déployer
Selon Pinhas Alpert, "ce nouvel outil permet d’anticiper les changements de climat". Il sera proposé aux météorologistes pour qu'ils les incorporent dans leurs modèles de prédiction de l’ampleur des inondations. Ce, afin d'anticiper d'éventuelles catastrophes et évacuer les populations. Selon ces concepteurs, cette technologie est très facile à mettre en place puisque l’infrastructure existe déjà : des centaines de milliers d'antennes sont déjà installées.

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