Les appareils connectés et M2M vont impacter profondément les pays asiatiques

Par 28 juin 2013
Les appareils connectés et M2M vont impacter profondément les pays asiatiques

Au cours des cinq prochaines années, les appareils connectés et les communications entre machines (M2M) transformeront d’une manière ou d’une autre les paysages socio-économiques des pays asiatiques.

« En 2020, l’Asie sera la région la plus connectée, à la fois en termes de nombre d’appareils et en termes de revenus générés. » d’après Michael O’Hara, directeur marketing de GSMA. A l’occasion de la Mobile Asia Expo 2013, l’entreprise en collaboration avec PwC a en effet dévoilé une nouvelle étude qui met en exergue l’impact socio-économique important que la croissance accélérée des appareils connectés entraîne en Asie. D’ici 2017, plus de 1.5 milliard de nouvelles connexions mobiles y seront ajoutées et les communications de machine à machine (M2M) améliorées, provocant de profonds changements dans les secteurs de l’automobile, de l’enseignement, de la santé et des villes intelligentes.
 

Le secteur automobile pour la Chine et l’optimisation énergétique en Inde

Ainsi, les voitures connectées feront gagner à la Chine jusqu’à 22 milliards de dollars en productivité économique en réduisant de manière considérable la congestion routière. En 2012, la ville de Pékin a connu un embouteillage de plus de 100 kilomètres pendant plus de 10 jours et la durée moyenne d’un trajet urbain dans les grandes villes chinoises s’élève à environ 80 minutes par jour. Grâce à l’introduction de dispositifs télématiques embarqués et connectés sur mobiles, les conducteurs chinois seront informés en temps réel des données qui les aideront à prendre de meilleures décisions. Quant à l’Inde, l’installation de compteurs intelligents connectés sur mobiles pourrait économiser suffisamment d’électricité pour alimenter plus de 10 millions de foyers d’ici 2017. Ces compteurs permettraient aux services publics de détecter et enregistrer des vols d’électricité qui coûtent à eux seul plus de 8 milliards de dollars chaque année.
 

La m-santé pour le Japon et l’éducation virtuelle en Corée du Sud

En 2017, l’adoption de la santé mobile dans les traitements et les suivis des maladies ainsi que  la médecine préventive à distance pourraient économiser 10 milliards de dollars au Japon, où près de 28% de la population serait âgée de plus de 65 ans. La réduction des dépenses médicales générée sera suffisante pour couvrir les frais médicaux d’un million de citoyens chaque année. En ce qui concerne la Corée du Sud, l’apprentissage virtuel pourrait compléter les cours parascolaires traditionnels, où les parents sud-coréens ont dépensé environ 17.5 milliards de dollars en 2012, soit 1,5% de leur PIB. Le remplacement des cours particuliers d’anglais et de mathématiques par des cours en ligne ou sur mobiles pendant deux jours par semaine pourrait réduire les dépenses scolaires sud-coréens de jusqu’à 12 000 dollars par an par étudiant.
 

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