Applications composites, futur des administrations publiques ?

Par 23 février 2011 1 commentaire
Internet application

En combinant les fonctions de différents services Web, les autorités publiques pourraient améliorer la qualité de leurs prestations à moindre coût.

Pour mieux fonctionner, les services publics pourraient bénéficier d’un allié de taille en s’appuyant à la fois sur les applications mobiles et les "mashup". C’est en tout cas ce qu’affirme l’Institut Fraunhofer pour les systèmes de communication ouverts (Fokus) pour qui les applications composites pourraient aider à rapprocher les administrations de leurs usagers. "Ces technologies permettent de trouver des solutions pour signaler facilement la présence d’un défaut dans la route ou d’un mobilier urbain endommagé, par exemple", expliquent les chercheurs. L’utilisation du téléphone permet même d’aller plus loin en assignant des coordonnées GPS à une notification.  Un tel système pemettrait de fournir une cartographie des différentes requêtes reçues et de voir si plusieurs ont signalé un même problème.

Un potentiel énorme pour les autorités publiques

Autres usages possibles : dresser une carte pour que soient visuellement représentés les différents investissements publics ou rendre les statistiques et les données officielles plus accessibles. Ces services peuvent aussi être utiles en internes pour mieux coordonner les services de secours en cas de catastrophe, affirment les chercheurs. "Les applications composites ont un potentiel énorme pour les autorités publiques parce qu’elles lient des données internes et externes rapidement et à peu de frais", expliquent les chercheurs. Il est en effet possible de les mettre en place au sein d’une administration sans avoir de connaissance particulière en programmation. Par ailleurs, ce type d’applications peut être facilement modifié pour s’adapter à de nouveaux besoins.

Une démarche qui s’inscrit dans celle de "l'open government"

Le Fokus a d’ailleurs mis en place un projet de recherche dont l’un des objectifs est d’assister le personnel administratif dans l’implantation technique de tels services. Enfin, les chercheurs rappellent que ces projets vont dans le sens de l’open governement  que de nombreux pays ont dit vouloir favoriser. Pour rappel : le terme de mashup ou d’application composite désigne la combinaison de données, de présentations et de fonctions provenant de différentes sources pour créer de nouveaux services. L’exemple le plus parlant est l’utilisation faite de Google Maps pour lister l’emplacement de divers restaurants sur un site de "bons plans".

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1 Commentaire

Le DSI inter-ministériel nommé cette semaine a du boulot !
Déjà que ce n'est pas simple de partager des web-services au sein de plusieurs applications d'une même sociétés et des questions de gouvernance apparaissent vite (qui paye, monté de version, documentation, SLA...) alors entre plusieurs informatiques de plusieurs ministères ne partageant pas les mêmes référentiels.... quel beau challenge!

Soumis par Frédéric CHARLES (non vérifié) - le 24 février 2011 à 08h35

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