Applications et logiciels inutilisés s'accumulent en entreprise

Par 07 octobre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe
Applications inutilisées

Un nombre important de programmes reste dans les systèmes d'information sans être exploités. Le problème, c'est que leur maintenance coûte des sommes importantes et entraîne une surcharge du réseau.

Un quart de l'ensemble des applications téléchargées sur le réseau des entreprises en Europe sont inutilisées, alerte Informatica Corporation dans une étude. Et environ 75 % des responsables informatiques interrogés dans le cadre de cette recherche estiment que certaines d'entre elles ne l'ont pas été depuis au moins trois ans. Le problème, c'est que ces actifs inemployés coûtent jusqu'à deux millions d'euros de pertes par an, ajoute le rapport. Un coût lié aux ressources informatiques, à l'énergie et au temps consacrés à la gestion de ces logiciels superflus. 80 % des professionnels de l'informatique ont conscience de ce problème, selon les résultats de l'enquête. Ils attribuent cette difficulté à gérer les programmes à une fragmentation de leur répartition sur le réseau. Ainsi, les départements commerciaux et marketing auraient tendance à contourner le département informatique quand ils veulent ajouter logiciels et applications aux systèmes existants.

Un ralentissements des réseaux

De même, environ un tiers des entreprises accorde des droits d'accès et de modification à diverses bases de données et aux informations qu'elles contiennent. Les conséquences de ces hébergements inutiles ne s'arrêtent pas à un coût financier. Selon le rapport, cela engendre également une surcharge du réseau professionnel. Dans le détail, la quasi-totalité (97 %) des responsables informatiques interrogés affirme rencontrer des problèmes pour fournir en temps voulu des données et des analyses aux utilisateurs. Plus de 85 % de ces professionnels déclarent également que leurs systèmes fonctionneraient de manière plus efficace si ces applications inutilisées étaient retirées du circuit. Cela étant dit, près de la moitié les conservent au motif qu'elles pourraient être utiles plus tard.

Les conserver, par mesure de précaution

Et un quart d'entre eux avance que ces programmes et bases de données sont nécessaires pour des questions de conformité. Pour autant, les conserver revient à bloquer ou du moins ralentir le débit des flux de données selon Informatica Corporation. "Les maintenir revient à dépenser de l'argent pour quelque chose qui n'apportera jamais une valeur tangible à l'entreprise", concluent-ils. L'étude a été réalisée auprès de plus de 600 responsables informatiques, marketing et commerciaux. Toutefois, ces résultats sont à prendre pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire provenant d'un fournisseur de solution d'intégration des données.

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