Les applications mobiles "sociales", sources de revenus pour les opérateurs

Par 16 octobre 2009
Mots-clés : Smart city

Dans les pays émergents, le téléphone portable facilite l'accès à des solutions liées à la santé ou à l'éducation. Malgré leur caractère humanitaire, elles sont pour les opérateurs promesse de gains d'image et financier.

Les téléphones portables sont plus accessibles que les PC en termes de prix et de simplicité d'utilisation. Résultat : dans les pays en développement, ils sont un moyen idéal de fournir des services liés à la santé, l'éducation ou l'information, rappelle Pyramid Research. Jusque là, rien de neuf. Mais le cabinet, dans son étude "Mobile industry extends reach of healthcare programs in emerging markets", soulève un point important : de telles applications représentent une manne pour les opérateurs et les fabricants. Participer à des projets à caractère social et sanitaire représente à la fois la possibilité d'améliorer l'image de responsabilité sociale de son entreprise. Mais aussi d'augmenter son trafic et les revenus liés. Et enfin, de faciliter la popularisation de technologies et applications, et l'émergence de nouveaux business model.
Un gain d'image ou financier
Selon le cabinet, si les applications dites humanitaires ne visent pas à être lucratives, elles participent à généraliser l'utilisation du mobile parmi des populations qui n'en possèdent souvent pas encore. Un gain d'image et la création de besoins de communication qui bénéficient du coup forcément aux opérateurs. Cet aspect est aussi important pour les responsables de telles initiatives que pour les opérateurs qui y participent : l'envoi de SMS, shortcodes et autres moyens d'alerte ne sont pas gratuits. S'ils sont pris en charge par les opérateurs, cela représente des économies conséquentes pour les responsables de ces projets. Reste que Pyramid Research rappelle que d'autres applications génèrent cependant des profits directs aux telcos : certaines exigent l'achat de SMS en gros. D'autres, qui sont facturés de modestes sommes à l'utilisateur - 0.10 cents de dollars par message - représentent au final un moyen de tirer des bénéfices non négligeable.
Tester de nouveaux usages
Enfin, des initiatives privées comme celle lancée conjointement par Nokia et Idea Cellular, baptisée Life Tools, génèrent directement des revenus : des services comme des leçons d'anglais sont proposées pour 0.60 cents de dollars par mois. Les bénéfices sont partagés entre opérateurs et fournisseurs de services. Enfin, Pyramid Research rappelle l'importance de ne pas mettre de côté l'aspect "laboratoire" que ce type d'initiatives offrent aux telcos : ils peuvent ainsi tester des solutions émergentes dont ils n'ont pas encore complètement défini ni le modèle d'affaires ni les différents usages. Ainsi des SMS gratuits indiquant "Rappelez-moi" en échange d'une publicité qui s'affiche à la suite du message. Le cabinet estime qu'utiliser ce système dans le cadre de services humanitaires permettrait aux opérateurs d'étudier l'accueil des utilisateurs et leur réceptivité aux réclames.

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