Applications mobiles : un partage des revenus déséquilibré ?

Par 17 mai 2010
Mots-clés : Smart city

Nombreux sont les développeurs d'applications mobiles à considérer que la répartition 70/30 imposée par Apple n'est pas justifiée, selon l'institut Evans. Un constat qui prête à polémique.

Les développeurs sont nombreux à juger qu'Apple devrait leur accorder davantage de revenus, selon une étude de l'institut Evans. Pas moins de 80% des spécialistes du développement d'applications mobiles interrogés au cours de l'enquête considèrent ainsi que le ratio 70/30 (70% des revenus pour les développeurs, et 30% pour Apple) n'est pas justifié, et que davantage d'argent devrait revenir aux développeurs. "Ce constat est pour le moins surprenant", affirme à L'Atelier Nicolas Blaisot-Balette, consultant chez Novedia Consulting. "Ce qui agace la communauté des développeurs, c'est surtout la gestion verrouillée et opaque des possibilités de développement", explique-t-il. Selon le spécialiste, Apple fournit un canal de vente privilégié, qui justifie tout à fait le partage des revenus.
Des restrictions justifiées ?
"L'entreprise met à la disposition des développeurs une base client considérable, une plate-forme dédiée, l'App Store, et des outils de développement", poursuit-il. Il insiste également sur le coût de développement du service et de maintien de toute l'infrastructure. "Sans compter les différentes versions logicielles, les nouvelles fonctionnalités, les API et les SDK qui permettent aux développeurs de créer des contenus de plus en plus riches", poursuit le consultant. Selon l'étude, plus des trois quarts des personnes interrogées déclarent regretter les restrictions imposées par l'App Store, eu égard au prix des applications notamment.
Les critiques surtout liées à l'opacité d'Apple
Là encore, le spécialiste est sceptique : "le problème ne se pose pas en ces termes", explique-t-il. "Les critiques sont plutôt liées à une certaine arrogance de la part d'Apple, qui change régulièrement sa politique de validation des applications". Les développeurs n'ayant pas la garantie que leur application sera bel et bien acceptée, en dernière instance, et étant du coup contraints de prendre un risque, en investissant à l'aveugle. Dans le cadre de cette étude, Evans a interrogé 400 développeurs américains.

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